La plus belle piscine de France
La Piscine Musée d’Art et d’Industrie André Diligent, qui a ouvert ses portes le 21 octobre 2001, est implantée sur le site de l’ancienne piscine municipale de Roubaix, un exceptionnel bâtiment art déco, qui, à l’initiative du maire Jean-Baptiste Lebas, a été bâti entre 1927 et 1932 selon les plans de l’architecte lillois Albert Baert (1863-1951). Aujourd’hui inscrite au patrimoine du 20e siècle, cette piscine offrait à l’époque un service sportif et hygiénique de grande qualité, doté d’un fonctionnement social innovant qui présentait l’image d’une équipe municipale issue du monde ouvrier et capable de promouvoir des projets d’exception et de prestige.
Fermée depuis 1985, pour des raisons de sécurité, l’ancienne piscine municipale a été reconvertie par l’architecte Jean-Paul Philippon.
LA PISCINE occupe une parcelle en cœur d’îlot, un ancien jardin d’agrément, dessiné pour une famille du patronat textile. Albert Baert a multiplié dans le plan et le décor de l’équipement, des éléments symboliques qui contribuent au charme et à l’intérêt du site. Réinterprétant dans un esprit néobyzantin, le plan des abbayes cisterciennes, le bâtiment s’organise autour d’un jardin claustral : la roseraie. La grande nef basilicale du bassin, éclairée de vitraux qui symbolisent le soleil levant et le soleil couchant, tient lieu de chapelle abbatiale. Les ailes de baignoires s’égrainent sur deux étages en petites cellules, qui rythment les façades sur jardin. "Le réfectoire des nageurs" s’incruste dans ce dispositif où, comble du luxe, on aménage également un salon de coiffure, de manucure et de pédicure, des bains de vapeur et une laverie industrielle…
On comprend dès lors le succès de cet équipement, seule piscine d’une agglomération de plusieurs centaines de milliers d’habitants. Cet espace de vie et de mélange social devient le seul lieu de rencontres où, pendant des décennies, les enfants du patronat et le monde des courées cohabitent réellement.
Le projet architectural
Le programme du musée est à l’avant-garde d’un nouveau concept de musée tourné vers la vie économique, l’industrie textile et la mode. Le projet de Jean-Paul Philippon tire parti de cet objet pour faire du lieu central du projet, le bassin, un espace magique, où subsiste un grand miroir d’eau adaptable à toutes les scénographies.
Pour atteindre le cœur du musée, l’architecte multiplie les transparences et laisse deviner chaque partie de l’équipement en ménageant une progression dans la découverte du site.
On accède depuis l’avenue Jean Lebas par un long mur de briques, façade de l’ancienne usine de textile Hannart, discrètement travaillée en légers redents, signe fort du projet et de son inscription dans l’espace public et bâtiment très représentatif du patrimoine bâti, économique et social de la cité textile. Cette façade est une surface propice à la signalétique de l’équipement créant un équilibre avec la silhouette de l’école d’ingénieurs qui lui fait face et où était installé le musée jusqu’en 1940.
Le projet ouvre, par un panorama dans l’ancien mitoyen, des perspectives inédites vers le bassin, les bains, le jardin, mettant en évidence la lumière des espaces et les qualités tactiles des matériaux.
Le fonds d’arts appliqués prend place dans l’ancien bassin dont les cabines de douche et de déshabillage sont transformées en vitrines et cabinets de consultation. La collection Beaux-Arts suit un parcours chronologique et thématique dans les anciennes ailes de baignoires. L’ancienne buvette devient le restaurant du musée et la boutique s’installe dans le décor spectaculaire de la salle des filtres. La mosaïque à décor marin des bords du bassin délimite une nouvelle scénographie, évolutive, mêlant un jardin de sculpture décorative et monumentale et, alimentée par un Neptune en grès (Le Lion), une pièce d’eau de quarante mètres de long que peut recouvrir un plancher pour l’organisation de réceptions, d’expositions, de défilés de mode, etc. Le jardin claustral est aménagé en jardin botanique textile (fibres, teintures, mordançage). La "tissuthèque" équipée d’une banque de données informatisée, aménagée au premier étage du bassin et une bibliothèque spécialisée, sont accessibles sur rendez-vous.
Historique
L’histoire urbaine, sociale et économique de Roubaix est entièrement liée à la révolution industrielle. Du bourg rural de 8 000 âmes qu’a connu l’Empire, le XIXe siècle a fait une cité de 125 000 habitants qui, à la veille du premier conflit mondial, vit presque exclusivement du textile. L’avènement du musée est un élément de cette aventure moderne toute tournée vers une mono-industrie. En 1835, soucieux de préserver la mémoire de cette épopée textile, quelques entrepreneurs créent le Musée industriel de Roubaix et chaque année, sont sélectionnés, dans de gros livres reliés, les échantillons de la production manufacturière roubaisienne. En 1862, la ville souhaite élargir le propos de ce musée aux Beaux-Arts pour mieux correspondre au modèle muséal de l’époque et, en 1882, par convention, l’ensemble de ces collections est cédé à l’Etat qui les intègre dans le projet pédagogique et dans le bâtiment de façade de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles (l’E.N.S.A.I.T), bâtie sur les plans de Dutert et inaugurée en 1889.
De son côté, en 1924, la ville avait accepté la donation, par le peintre d’origine roubaisienne Jean-Joseph Weerts, d’un musée monographique consacré à la carrière de cet académique prolixe et talentueux. Mais au début des années 1980, le musée Weerts est à son tour mis en caisses. A la conservation, les efforts de Didier Schulmann qui succède à Marcel Guillemyn au début des années 1980, permettent, pendant une dizaine d’années, de réfléchir à plusieurs idées de réimplantation, de protéger les collections et d’en préciser l’intérêt à l’occasion d’expositions thématiques ou monographiques.
Un concours de concepteur, choisit en mai 1994 la proposition de Jean-Paul Philippon. La Ville de Roubaix commence en janvier 1998 un gigantesque chantier qui s’achève donc à l’automne 2001. Ce projet est l’aboutissement d’une réflexion nourrie de l’étude des collections et d’une connaissance des attentes d’un public patiemment conquis durant les huit années de fonctionnement d’une salle de préfiguration, au rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville.
Très marquée par les choix de Victor Champier (1851-1929) qui en fut le premier conservateur professionnel, la collection du musée de Roubaix s’organise autour du concept des arts appliqués à l’industrie. Les Beaux-Arts sont presque exclusivement des produits de la seconde moitié du XIXe siècle, œuvres d’artistes souvent attachés aux grandes commandes décoratives de leur génération. La collection textile est un riche panorama de techniques, de matières et d’époques conçu comme un modèle de qualité pour l’industrie locale. Les relations parisiennes de Champier ont également permis que soit réuni à Roubaix un remarquable ensemble de céramiques de la Manufacture Nationale de Sèvres autour de prestigieuses commandes provenant de grandes expositions internationales. Ce parti pris décoratif était longtemps apparu comme un aveu de faiblesse et l’idée d’une collection démodée avait pénalisé tous les projets de réouverture du musée …
La piscine de la rue des Champs a définitivement fermé ses portes en novembre 1985. En plein centre-ville, elle a été, durant plus de cinquante ans, le seul vrai lieu de mélange social à Roubaix. La qualité des espaces, le charme du décor et le luxe du fonctionnement hygiénique ont permis le succès de "la plus belle piscine de France" que le Maire Jean Lebas avait souhaitée pour satisfaire les attentes de la population roubaisienne et pour afficher les compétences de gestionnaire d’une équipe municipale issue du monde ouvrier. Un plan savant, repris du modèle cistercien, organise autour d’un jardin claustral deux ailes égrainant des petites cellules de bains publics sur deux niveaux, une grande nef basilicale abritant le bassin de natation et un large foyer desservant un restaurant. Tout est préservé et, en 1990, attend un projet qui sauve de la disparition l’un des plus exceptionnels monuments architecturaux et sociaux du Nord. A Roubaix, LA PISCINE de la rue des Champs est l’image d’un patrimoine partagé et proche, presque familial. Cet attachement populaire va permettre d’humaniser le projet du musée qui, ailleurs, serait sans doute apparu à beaucoup comme une provocation et aurait peiné à trouver son public. Mais, au-delà de cette lecture sociale qu’induit la crise grave que traverse la ville depuis plusieurs dizaines d’années, Roubaix demeure une ville d’entreprises et d’entrepreneurs. Autour d’un pôle international de vente par correspondance, elle vit encore largement du textile. Et le monde du textile cherche à nourrir son image de prestige. La qualité spectaculaire du décor art-déco de LA PISCINE devenait un écrin idéal pour la collection exceptionnelle de tissus anciens. L’idée saugrenue d’installer le musée dans LA PISCINE ramenait au paradoxe d’une ville en charge de graves questions sociales, en attente de revalorisation médiatique et devenait alors le symbole d’un nouveau regard de la cité sur elle-même et le signal d’une fierté retrouvée en initiant le principe du musée solidaire.
Le projet architectural et muséographique de Jean-Paul Philippon, élaboré en proche concertation avec l’équipe de conservation et les élus, exprime parfaitement cette attente et ces convictions. L’âme du site est très soigneusement préservée pour que le visiteur du musée retrouve l’émotion du baigneur de LA PISCINE de la rue des Champs. Le parcours, aujourd’hui ouvert sur l’axe gare-mairie, restitue la qualité des ouvertures raffinées qu’avait voulues Albert Baert. Aucune brutalité dans les circulations ne vient rompre le cheminement initiatique qui menait au temple du corps qu’avait souhaité Jean Lebas. Mais dans le même temps, si elles s’inscrivent harmonieusement dans le site, les interventions contemporaines de Jean-Paul Philippon évitent les écueils du vocabulaire historiciste et les dangers du pastiche. Sur la rue de l’Espérance, la façade restaurée de l’ancien tissage Hannard Frères, est un écran entre les espaces privatifs du musée et l’espace public avec lequel elle est en harmonie d’échelle. Sa lisibilité monumentale est le support d’une signalétique très affirmée.
Les collections
Sous la lumière chaude des verrières rayonnantes du grand bassin, la collection textile occupe des espaces confidentiels, aménagés dans les anciennes cabines de douche et de déshabillage. Pour cette collection, à la logique chronologique traditionnelle on a préféré une lecture thématique. Chaque année, un thème générique est choisi en fonction des tendances préconisées par les créateurs de la mode et illustré à partir des collections d’art appliqué du musée. Pour l’année d’ouverture, par exemple, le choix s’est porté sur l’idée de la nature comme source d’inspiration en textile, en mode, en art décoratif, en design… Tous les trois mois, la présentation des œuvres en textile et en papier, fragiles, est renouvelée pour d’évidentes raisons de conservation. Cette muséographie exigeante est possible grâce à l’extraordinaire richesse en pièces de tissus et en livres d’échantillons du fonds ancien. La collection de mode et de design, en cours de constitution, a bénéficié d’importants dépôts du Fonds National d’Art Contemporain et de donations consenties par des collectionneurs ou des créateurs (Elisabeth de Senneville et Christian Astuguevieille). L’extraordinaire fonds de productions de la Manufacture de Sèvres comprend des œuvres très spectaculaires, provenant parfois d’expositions internationales comme le grand portique en grès cérame polychrome conçu par Sandier pour Gand en 1913. La collection de céramiques d’artistes (Picasso, Dufy, Sébastien…) et de vitraux (Grüber, Laumonerie…) rappelle le rôle que peut avoir un créatif dans l’élaboration d’un objet du quotidien. Les qualités décoratives de cette partie des collections permanentes sont associées à une longue galerie de sculptures, aménagée comme un jardin dans le vide de l’ancien bassin, autour d’une lame d’eau préservée et près de la lumineuse mosaïque à décor aquatique dessinée par Albert Baert en 1932. Ce dispositif paysager peut être modifié grâce à un praticable pour permettre de consacrer ce magnifique espace à des spectacles, à des réceptions ou à des défilés de mode comme celui qu’a déjà donné la maison Hermès en septembre 2000 pour sa collection de prêt à porter masculin.
Dans les ailes des anciennes salles de bain, la nouvelle dévolution du site a nécessité des aménagements plus marquants. Pour y présenter la collection Beaux-Arts, le parcours obéit à une double logique chronologique et thématique. Couvrant le XIXe et le XXe siècles, le circuit historique débute avec une Angélique de l’atelier d’Ingres et s’achève avec Symphonie d’été de Chapelain-Midy. Bénéficiant d’importants dépôts du Musée d’Orsay, du Musée National d’Art Moderne, du Fonds national d’art contemporain et du Musée Rodin, il permet au visiteur de concevoir sa visite dans des espaces intimes réunissant les œuvres dans une histoire, une ambiance ou un thème partagés. Dans chaque ensemble, une œuvre phare exprime le choix et le sens de l’accrochage et des œuvres de transitions assurent à l’amateur une déambulation harmonieuse. Des espaces monographiques sont consacrés à Pierre-Victor Galland (1822-1892) qui pose avec beaucoup de raffinement la question du vocabulaire décoratif de la peinture architecturale au XIXe siècle, à Jean-Joseph Weerts (1846-1927) avec la restitution de l’ambiance chargée d’un atelier du XIXe siècle et à Rémy Cogghe (1854-1935) qui a composé de pittoresques évocations de Roubaix au tournant des XIXe et XXe siècles. Les sujets animaliers des XIXe et XXe siècles sont illustrés par des œuvres de Gouget, Debrie, Valton, Gardet, Frémiet, Courtens, Bonheur, Pompon, Bugatti, Poupelet, Nam, Lemar, Suisse, Jouve, Sandoz… Le legs Selosse, consenti au musée en 1924, a permis la réunion d’importantes toiles orientalistes, signées Gérôme ou Weerts et des compositions symbolistes de Fantin-Latour auxquelles sont associées des œuvres de Roche, Desbois, Bernard, Sarluis, Agache, Claudel, Bartholommé…
Pour le XXe siècle, la fidélité à la figuration s’exprime avec les signatures de Bonnard, Vuillard, Bussy, Schnegg, Wlérick, Bourdelle, Friesz, Lebasque, Vlaminck, Puy… Le paysage post-impressionniste est présent, autour des délicates Fleurs de Pâques d’Ernest Quost, avec des toiles de Marquet, Van Dongen, Lacoste, Valtat, Camoin, Lebourg, Montezin… Enfin, sous le spirituel plafond conçu sur le thème du Toucher par Alfred Courmes pour l’exposition internationale de 1937, un bel ensemble lié au courant art-déco réunit Pougheon, Lempicka, Despujols, Foujita, les frères Martel, Privat, Mérignargues, Costa, Lambert-Rucki… en harmonie avec le site du musée. Dans les anciennes salles d’accueil de LA PISCINE, une collection d’œuvres du Groupe de Roubaix qui anima la scène artistique dans le Nord de la France après la seconde guerre mondiale, présente les signatures de Dodeigne, Leroy, Conte, Hemery, Van Hecke, Roulland, Ronet, Leclercq, Delporte …
Le design dans les collections du Fonds Nationale d’Art Contemporain
La section Design du Fonds national d’art contemporain est héritière, comme l’ensemble du Fnac, de la politique d’acquisition aux artistes vivants engagée par l’Etat, dès le XIXe siècle, dans le cadre du Bureau des travaux d’art. Mais c’est en 1981 qu’est créée une section Arts décoratifs, création industrielle et métiers d’art autonome, dotée de sa propre commission d’acquisition et de son propre budget, parallèlement aux sections Arts plastiques et Photographie.
Depuis 1981, ce fonds Arts décoratifs, création industrielle et métiers d’art s’est enrichi de près de 3000 pièces, plaçant ainsi cette section au premier rang des collections contemporaines en ce domaine en Europe. Il est pour l’essentiel composé d’objets destinés à l’habitat domestique : mobilier, luminaire, arts de la table, tapis.
La commission actuelle, nommée pour trois ans en 2001, s’est donnée pour objectif d’élargir le champ de ses propositions, notamment dans le domaine de la mode, ainsi que dans tous les secteurs de la création industrielle qui marquent l’époque, par exemple la lunetterie, le cycle, le jouet, le textile, les arts ménagers, le bagage.
Ainsi, la collection Design du Fnac est caractérisée par une très grande ouverture, qui la distingue de collections internationales plus ciblées en termes typologiques (la chaise pour le Musée Vitra) ou techniques (les innovations technologiques pour le département Design du Museum of Modern Art de New York) et lui confère une très grande souplesse de diffusion.
En effet, ce fonds est mis à disposition des institutions culturelles qui en font la demande sous forme de prêts dans le cadre d’expositions temporaires. Ainsi, le Fnac contribuait entre autres aux expositions Martin Szekely (1996), Gaetano Pesce : le temps des questions (1996), Elisabeth Garouste et Mattia Bonetti (1997), Made in France (1998) et les bons génies de la vie domestique (2000) au Centre Georges Pompidou.
Il arrive également que des institutions souhaitent consacrer une exposition à la collection en tant que telle. Ce fut par exemple le cas de Tours et Détours (2000), au Musée de la céramique de Rouen, où plus de 200 céramiques contemporaines furent exposées. Plus récemment, Moins et Plus (2001), mettant en scène 570 pièces issues du fonds design, a eu lieu au Musée des Beaux-arts de Taipei, à Taïwan. L’exposition sera par la suite présentée dans d’autres pays.
Il contribue également par ses dépôts à la constitution et à l’enrichissement de nombreux départements consacrés au design dans les musées en région (département d’orfèvrerie contemporaine du Musée des arts décoratifs de Lyon, département design du Musée d’art moderne de Saint-Etienne, section contemporaine du Musée de Gap, Musée de la céramique de Sèvres, etc.).
Le dépôt au Musée d’art et d’industrie de Roubaix constitue un ensemble particulièrement riche. Ainsi aux 240 pièces issues de la section arts décoratifs (vases, bijoux, textiles, etc.) viennent s’ajouter une cinquantaine de peintures et de sculptures contemporaines, mais aussi des réalisations plastiques du XIXéme (en particulier des sculptures). Le musée a ainsi fait le choix de constituer, à partir de la collection du Fnac, des ensembles participant à son projet culturel et muséographique de renouer avec son propos fondateur : aider à la rencontre de l’industrie et de la création artistique.
Dans le cadre de la campagne nationale de renouveau des musées entamée voici une vingtaine d’années sous l’égide du Ministère chargé de la Culture, l’Etat a soutenu le magnifique projet d’installation du musée d’Art et d’Industrie de Roubaix dans l’ancienne piscine municipale, un bâtiment art-déco d’une qualité exceptionnelle, et un lieu symbolique de la vie sociale roubaisienne. Les travaux ont débuté en janvier1998 pour s’achever en 2001.
Installé jusqu’en 1940 dans le bâtiment de façade de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles (ENSAIT), le Musée d’Art et d’Industrie de Roubaix avait fermé ses portes au début de la seconde guerre mondiale et n’avait jamais été rouvert au public. Ce sont donc aujourd’hui des collections méconnues qui s’offrent au regard du visiteur, enrichies de nombre d’œuvres, acquisitions ou dépôts de l’Etat. L’implantation nouvelle du musée affirme par ailleurs la volonté de la ville, soutenue par le Ministère de la Culture et de la Communication, de créer un musée tourné à la fois vers l’histoire et vers la vie économique, l’industrie textile et la mode d’aujourd’hui.
A travers la Direction des musées de France et la Direction régionale des affaires culturelles, le Ministère de la Culture et de la Communication a apporté le concours scientifique et technique de ses services et la participation financière de l’Etat aux travaux d’architecture et de muséographie de cet important chantier, à l’enrichissement et à la restauration des collections du musée d’Art et d’Industrie, mais aussi à son activité de diffusion culturelle qui grâce à l’ouverture hors les murs d’un espace de préfiguration a connu ces dix dernières années un développement tout à fait remarquable.
Les Travaux
Le musée a été réalisé dans le cadre du XIe plan (1994-1998) en une tranche unique. Après en avoir entièrement financé la programmation muséographique, le Ministère de la Culture et de la Communication a apporté une aide à la réalisation des travaux de 4,2 million d’euros, soit un peu plus de 30% du montant subventionnable hors taxes. Le chantier a été régulièrement suivi par les services de la Direction des musées de France et de la Direction régionale des affaires culturelles.
Le Développement des collections
De nombreux dépôts significatifs de peintures, sculptures et objets d’art ont été consentis au musée d’Art et d’Industrie, dans la perspective de sa réouverture, par le Centre Georges Pompidou musée national d’art moderne (MNAM) et par le musée d’Orsay.
Le Fonds national d’art contemporain (FNAC) a pour sa part déposé à Roubaix un ensemble d’œuvres particulièrement riche, comportant une cinquantaine de peintures et sculptures des XIXe et XXe siècles, ainsi que 240 pièces issues de son fonds d’arts décoratifs : vases, bijoux, textiles, mobilier. Ce dépôt est venu à l’appui du projet fondateur du musée d’Art et d’Industrie de privilégier la rencontre entre création artistique et création industrielle.
Par l’intermédiaire du Fonds régional d’acquisitions pour les musées (FRAM), l’Etat a contribué à l’achat de nombreuses œuvres (127 905 euros entre 1990 et 2000). Enfin, l’acquisition du buste en marbre de La petite châtelaine, œuvre majeure de Camille Claudel, qui avait fait l’objet d’une souscription publique, a bénéficié en 1996 d’un apport du Fonds du Patrimoine de 221 051 euros.
La Restauration des collections
Parallèlement au chantier d’aménagement du musée, une très importante campagne de restauration des collections a été entreprise, qui a été subventionnée à hauteur de 322 735 euros, soit 50% du coût global.
Pour réussir le programme muséographique et les projets culturels qu’il s’est fixé, le musée, cherchait un concept permettant d’élargir la surface d’accroche affective du visiteur et plus particulièrement des jeunes publics. Rapidement s’est imposée l’idée d’une découverte sensorielle des éléments du programme, pour laquelle il convenait de faire appel à un créateur spécialisé dans cette pluralité de l’attentif. Le choix s’est porté sur Christian Astuguevieille, qui avait créé en 1994, un parcours de découverte tactile pour le Salon " Première vision " de Paris, et auquel le Musée a fait appel pour imaginer un produit original et innovant, en harmonie avec la spécificité du lieu.
Intégré dans le parcours de visite, le Parcours des 5 sens comprend différents axes d’approche sensorielle : un parcours tactile orienté vers le textile, un travail olfactif en correspondance avec des tableaux de la collection Beaux-Arts, un travail d’essais gustatifs liés aux correspondances visuelles et olfactives, enfin, une mise en son de l’ancien bassin de la piscine. Ce parcours permet aux visiteurs de tout âge de découvrir et d’appréhender les collections du musée de différentes façons.
Le toucher
Il se situe au rez-de-chaussée, à l’entrée de l’ancien bassin de la piscine et se compose de meubles à tiroirs. Le but principal de ce travail tactile est de faire découvrir, dans le cadre d’un musée d’art et d’industrie, les collections de textiles d’une autre manière. Le parcours fait appel à différentes formes de toucher : le toucher de surface et le toucher enfoui. Les tiroirs des meubles se composent de poches de textiles au travers ou au fond desquelles le visiteur devine des objets du quotidien ou d’exception. Il ne s’agit pas de découvrir de quel objet il s’agit, mais de développer d’une façon ludique son sens du toucher. Le parcours tactile est une partition du toucher au même titre qu’une partition de musique : libre à chacun de l’interpréter.
L’odorat
Pour la première fois dans un musée, des compositions olfactives ont été réalisées en harmonie avec des œuvres de la collection Beaux-Arts. Christian Astuguevieille s’est fixé deux directions de recherche de correspondances olfactives : une illustration littérale du sujet du tableau et une illustration chromatique de celui-ci. Bertrand Duchaufour et Mark Buxton du laboratoire olfactif Créations Aromatiques, ont composé 8 senteurs. Les visiteurs expérimentent, lors des visites portant sur le thème des 5 sens, ces correspondances olfactives par le biais de mouillettes parfumées. Ainsi, ils découvrent également, lors de leur passage dans l’ancien bassin, son odeur chlorée recomposée.
Le goût (encore en cours d’élaboration)
Le restaurant-salon de thé de LA PISCINE permettra aux visiteurs de trouver non seulement une cuisine raffinée mais aussi des desserts en correspondance avec les tableaux illustrés de manière olfactive. Le maître pâtissier de la plus ancienne pâtisserie de Lille, la Pâtisserie Méert fondée en 1761, travaille sur ces correspondances gustatives dans la composition de ses desserts.
L’ouïe
Afin de rendre vie à l’ancienne piscine, une séquence auditive reproduisant les cris des enfants jouant dans la piscine, est diffusée régulièrement dans la journée. Durant une vingtaine de secondes, le visiteur est plongé dans l’ambiance de la piscine. Ceux qui ont connu la piscine décodent immédiatement la séquence, tandis que les autres doivent se concentrer un instant avant de comprendre. La séquence interpelle le visiteur, qu’elle surprend dans sa visite et qu’elle déconcentre un instant.
Rendez-vous au Lion
Un film de Colette Portal
Avec le soutien du Crédit du Nord du CRAAV et de la DRAC Nord-Pas-de-Calais (Délégation aux arts plastiques)
"Un musée va naître, commence à être, d’un lieu où rien ne laissait prévoir une telle audace ; A la demande du Musée d’art et d’industrie de Roubaix, je me suis trouvée devant le fait de montrer comment une piscine d’eau douce peut devenir un Musée d’art et d’industrie. Un lien commun était nécessaire. Le fil de ce lien me guida vers le lieu de ce rendez-vous.
Si un rendez-vous à la piscine est pour le corps, un rendez-vous au musée est pour l’esprit.
Comme un rituel, l’ordre de la promenade coule devant nous en gravissant le large escalier bordé de chaque côté d’un pilier. Après une porte vitrée reflétant la rue, à laquelle on tourne le dos sans hésitation, et un premier hall, on se trouve devant la longue perspective du grand hall, toujours inondé de lumière. Une frise géométrique cour le haut des murs. Elle représente le mouvement de l’eau et évoque un signe égyptien. Sur le sol la ligne du dessin d’un petit damier noir et blanc, ferme un carré en opus signignium et nous emmène aux " Bains des Hommes " situés au rez-de-chaussée. Un simple creux dans le sol et une rampe en cuivre guide sur les marches du ceux ; Au 1er étage les " Bains des dames " et non " des femmes " avec des baignoires aux formes rondes.
En descendant vers le grand hall, un carreau de céramique jaune est incrusté dans la rampe de l’escalier ; la lumière entre en abondance et décide du dessin à réaliser. Le jardin est à droite avec deux piliers sur la terrasse, comme deux gardiens d’espaces verts. Dans le haut des murs ocre rouge ou jaune tout autour, des briques dorées forment un motif simple.
En revenant du jardin et en traversant le grand hall, la buvette avec le Patron et la Patronne qui servent à boire dans des verres dont la forme désigne le contenu.
Au sous-sol, les salles de la machinerie sont interdites au public. Les manutentionnaires, à l’ombre des machines en bleu de travail, prennent un bain de sueur.
Enfin, au fond du grand hall, l’odeur de l’eau arrive à nous avant d’avoir poussé les portes qui séparent le monde citadin du monde des jeux aquatiques. A la vue du bassin une impression éblouie nous envahit. La mosaïque bleutée, ocre et dorée, la frise ondulante, la frise avec l’œil, les carrés lumineux au fond de l’eau, la rambarde japonaise, les verrières du soleil, le Neptune devenu le Lion. Avec le jeu de la lumière arrivant de tous côtés, tout est prétexte à dessiner.
Pour insister sur le fait que Roubaix est une ville industrielle, des vues générales de la ville et de ses cheminées introduisent le spectateur à " la fabrication du tissu ". Une série de cartes postales anciennes montre l’homme et la femme face à la machine. En plans serrés, les visages graves des ouvriers regardent tous le photographe. Comme dans la première partie avec LA PISCINE, des correspondances avec les œuvres du musée viennent souligner les images du passé. La peinture, tout en reflétant une époque dont elle reçoit les influences n’a pas d’âge, et par cela peut se placer là où les affinités du passé et du présent se rencontrent. Très présents au début du court-métrage, les documents anciens disparaissent peu à peu pour laisser la place à tout ce qui est art.
Après tout ce parcours initiatique, je me suis trouvée devant le fait de montrer par le moyen d’un court-métrage, comment une piscine d’eau douce peut devenir un Musée d’art et d’industrie. Plus que la réalisation du film lui-même, dont le déroulement me semble évident, mais néanmoins pour appuyer avec force le propos, il m’apparut que cette architecture soutenant par ces cimaises un monde conquis par la pensée créatrice.
Montrer l’ensemble certes, mais montrer les détails qui forment le tout en les dessinant. Une brique rose, une brique ocre, une brique rousse. Une brique est unique, c’est la quantité qui fait l’ouvrage. A la fin de la réalisation des trente-deux dessins des détails de l’architecture d’Albert Baert, des dessins de la présence humaine m’ont semblé indispensables et complémentaires. L’architecture existe parce que les hommes l’habitent."
Colette Portal
La tissuthèque
Un outil pour les professionnels
avec le soutien de Dexia, Crédit local de France
Depuis 1835, la ville de Roubaix a réuni une très importante collection textile. Amplifié par Victor Champier, Directeur de l’école des Arts et Industries Textiles, cet ensemble, riche de plusieurs centaines de milliers de références (livres d’échantillons textiles regroupant la production française de 1835 à environ 1940, pièces de tissu allant de l’Egypte copte à nos jours), est unique en son genre. Rassemblant en abondance fibres, techniques et savoirs-faire variés, ce fonds, constitué au départ pour servir de modèle aux industriels, suscite aujourd’hui l’intérêt du monde professionnel de la mode, de la décoration et de la distribution textile. Il a donc paru logique d’aménager au sein du musée, un espace de conservation et de consultation, pour permettre aux chercheurs, industriels et distributeurs d’étudier ces pièces de tissu ou de procéder au rachat de leurs modèles.
L’industrie et la distribution textiles sont en effet en permanence à la recherche de motifs ou de documents pour répondre au plus vite aux demandes du marché et des tendances. Tant en ameublement qu’en mode, cette quête est très importante et particulièrement implantée dans le Nord de la France. Les principaux donneurs d’ordre européens autour d’un pôle d’excellence de vente par correspondance et de distribution spécialisé en textile, sont notamment présents à Roubaix.
Bien que la tissuthèque ne soit pas accessible au grand public mais réservée à des usages professionnels et/ou scientifiques, sa mise en œuvre permet aux pièces de tissu de renouer avec leur ancienne fonction de modèles de référence. Ainsi, restaurées et de nouveau mises à disposition, elles forment un patrimoine vivant.
Source d’inspiration extraordinaire pour les professionnels du textile qui s’intéressent beaucoup à la possibilité de reproduction de tissus, la tissuthèque permet d’obtenir un grand nombre de données techniques grâce aux informations complémentaires disponibles sur place, notamment dans l’espace documentation du musée. Une banque de données textiles sera également disponible et consultable à la tissuthèque même ou par le biais d’Internet.
Michel Schreiber et le musée
Parce qu’il a détourné le vêtement de travail au profit du vêtement de ville, parce qu’il a été souvent confronté à l’étude du vêtement comme image de l’entreprise (BP, BHV, Mémorial de la Paix, Decaux, Habitat …), Michel Schreiber a tout naturellement été choisi pour habiller le personnel de La Piscine.
Point de départ de la réflexion : les " cols bleus ".
Aux fins d’éviter la monotonie du port de l’uniforme en laissant un certain choix au personnel tout en préservant la reconnaissance visuelle, plusieurs éléments composent leur tenue :
- Pour les hommes : une veste de travail, un gilet, un pantalon et une chemise à col Mao.
- Pour les femmes : une robe-manteau directement issue de la veste de travail, un gilet, un pantalon et une chemise à col Mao.
Ainsi les uns et les autres peuvent combiner leur tenue comme ils le souhaitent.
Le coloris de base, marine, est souligné de bleu dur et de turquoise pour les finitions et les chemises.
Conçus pour être confortables et résistants ces vêtements sont réalisés en pure laine et en popeline de coton.
Pour le côté pratique, ils comportent de nombreuses poches, dont certaines zippées.
Animations pédagogiques
Depuis l’ouverture d’une salle de préfiguration en 1990, l’équipe du musée travaille sur la médiation culturelle et sur l’ouverture du musée aux jeunes publics, voire très jeunes publics, puisqu’il mène également des projets avec les crèches.
Dans le nouvel équipement, trois ateliers, dont un atelier de Création Assistée par Ordinateur, permettent d’intensifier et de diversifier les activités d’animation. L’ensemble de celles-ci s’appuie sur les collections Beaux-Arts et arts appliqués des collections du musée, l’objectif étant de développer chez les jeunes, des capacités d’observation, d’analyse et d’expression et de les amener vers une certaine autonomie face à la création et à la pratique artistique et culturelle, en associant en permanence ludisme et plaisir.
Les propositions faîtes aux jeunes prennent appui sur leurs découvertes, sur leurs expériences quotidiennes et servent de tremplin à leur imagination. Ces ateliers doivent être entendus comme un travail d’équipe entre le médiateur culturel du musée et l’enseignant ou l’animateur du groupe où chacun intervient, fort des expériences.
Les animations durent entre 1 heure 30 et 2 heures selon l’âge des jeunes et sont confiées à des intervenants culturels qualifiés. Les classes sont acceptées dans leur effectif complet. Trois niveaux sont à considérer : niveau maternelle, niveau primaire, niveau collège et lycée.
Le service des Publics peut également initier des propositions sur le moyen ou long terme.
Les malles à jeux (Avec le soutien de Dickson-Constant)
Dans les bancs de certaines salles du parcours Beaux-Arts, un tiroir latéral renferme un ou plusieurs jeux, créations originales réalisées à partir des œuvres du musée. L’objectif est de permettre aux jeunes publics d’appréhender, par eux-mêmes, les collections.
La reconstitution réelle ou imaginaire d’un portrait, la vision fragmentaire d’une œuvre par le biais d’un trou de serrure, l’assemblage de pièces de tissus pour reconstituer un costume, sont autant de manipulations et d’expériences vécues qui favorisent l’appropriation des œuvres.
Ces jeux, présents en permanence dans les salles, sont libres d’accès. Lors de visite familiale, chaque visiteur trouve ainsi son intérêt et son rythme de découverte des collections.
Les visites commentées
Comme la ville, qui passe de 8000 à 125 000 habitants en moins de cent ans, le musée de Roubaix s’est constitué au cours des XIXe et XXe siècles. Sa collection suit donc les goûts et les préoccupations d’une société née et actrice de la révolution industrielle. Le double parcours qui est proposé aux visiteurs s’organise comme un portrait subjectif de cette ville industrielle.
Thèmes des visites :
- Le parcours Beaux-Arts : approche chronologique et thématique basée essentiellement sur les œuvres phares du musée.
- L’art animalier des XIXe et XXe siècles : utilisant un ensemble d’œuvres remarquables de Bonheur, Barye, Gardet, Debrie, Pompon, Bugatti, Poupelet, Sandoz, Lemar, Nam, Jouve …
- La sculpture des XIXe et XXe siècles.
- La réhabilitation du bâtiment : de l’ancienne piscine Art déco au musée d’Art et d’Industrie de Roubaix
- Le textile : présentation, par roulements, pour des raisons de conservation. Une thématique différente est donc proposée chaque trimestre. C’est le thème de la nature qui est à l’honneur lors de l’ouverture du musée.
- Le vitrail : approche technique du vitrail à travers les collections du musée et ceux présents dans le bâtiment.
L’atelier du mercredi
Cet atelier mené avec les mêmes enfants le temps d’un trimestre permet de multiplier les découvertes et les pratiques artistiques par la réalisation d’un travail, créatif et profond à partir des collections du musée.
destiné aux enfants de 4 à 12ans, cet atelier se déroule chaque mercredi, de 13h30 à 17h30, uniquement en période scolaire.
L’atelier bandes dessinées
Destiné aux 10 à 18 ans, cet atelier, orienté vers l’analyse et la compréhension de l’image narrative, s’inspire des collections du musée mais également de l’architecture du bâtiment.
Chaque samedi, en période scolaire, de 14h30à 16h30. Inscription au trimestre.
Les ateliers des vacances
Lors de chaque petite vacance scolaire, cet atelier est organisé à partir d’une thématique qui s’inspire des collections permanentes ou des expositions temporaires.
Destiné aux enfants de 4 à 12 ans, il se déroule durant toute une semaine, du mardi au vendredi, de 14h à 17h.
Les week-ends familiaux
Créant une occasion de se retrouver en famille et de favoriser les échanges, trois à quatre week-ends par année sont organisés autour d’une exposition temporaire ou d’un événement lié au musée. Le but est de sensibiliser les participants de tous âges à une pratique muséale et artistique hors cadre scolaire.
Les après-midi du samedi et dimanche, différents ateliers gratuits sont proposés aux jeunes publics. Ils peuvent ainsi naviguer de l’un à l’autre tout en ayant des pratiques variées sur une thématique donnée. Pour les adultes, des visites commentées sont proposées mais ils peuvent également participer aux ateliers.
Les anniversaires à La Piscine
Pour les 4 à 12 ans, une autre façon de souffler, avec ses amis, ses bougies d’anniversaire. Trois heures, c’est le temps d’un atelier très ludique et d’un superbe gâteau d’anniversaire imaginé par la maison Méert et dégusté dans le restaurant du musée.
Informations pratiques et contacts
Entrée du musée
23, rue de l’Espérance 59100 Roubaix
Adresse administrative
24, rue des Champs 59100 Roubaix
tél. 03 20 69 23 60 / fax 03 20 69 23 61
lapiscine.musee@ville-roubaix.fr
Horaires d’ouverture
Mardi à jeudi de 11h à 18h
Vendredi de 11h à 20h
Samedi et dimanche de 13h à 18h
Fermé le lundi et certains jours fériés (1er janvier, 1er mai, jeudi de l’Ascension, 14 juillet, 15 août, 1er novembre et 25 décembre)
Conservateur
Bruno Gaudichon
Architecte
Jean-Paul Philippon
Tarifs d’entrée
Collections permanentes ou expositions temporaires
tarif plein : 3,5 euros / tarif réduit : 2,5 euros
Billet groupé pour les collections permanentes et les expositions temporaires
tarif plein : 6 euros / tarif réduit: 3,5 euros
Bénéficiaires des tarifs réduits :
Amis des Musées autres que Roubaix, personnel municipal de la ville de Roubaix, groupes à partir de 10 personnes, comités d’entreprises partenaires du musée, opérations ponctuelles dont le musée est partenaire.
Gratuité totale sur les collections permanentes et expositions temporaires
Moins de 18 ans, étudiants en histoire de l’art et arts plastiques, école d’architecture, ESAAT, ENSAIT, Ecole du Louvre, écoles des Beaux-Arts, Amis du musée de Roubaix, détenteurs de la carte ICOM, journalistes, chômeurs, RMIstes, enseignants en préparation de visite, guides conférenciers des Monuments Historiques, personnel des offices de tourisme, opérations dont le musée est partenaire, mutilés de guerre et du travail.
Gratuité sur les collections permanentes pour les Roubaisiens possédant la carte gratuite d’abonnement.
http://www.roubaix-lapiscine.com/professionnels/221/0/dossiers-de-presse.html