GEOGRAPHIE HUMAINE

Lutte contre la pauvreté : Les femmes indiennes font appel à la science

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Rural women use science to fight poverty in India

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LES ECHOS

By Jerôme Bossuet, Consultant Communication strategique et developpement international

Un village indien, modèle de gestion de l’eau pour l’Europe ?

A l’heure du Forum Mondial de l’Eau à Marseille, est-ce que l’Europe a à apprendre de l’Inde pour une gestion durable de l’eau ? L’exemple de Kothapally, une communauté rurale d’Andhra Pradesh dans l’Inde semi-aride du centre démontre que les vieilles recettes d’une gestion locale et collective des ressources naturelles ont toujours de l’avenir.

Le monde a soif. Pas seulement au Sahel, mais aussi chez nous. A l’heure où l’Agence Environnementale Anglaise annonce déjà des pénuries d’eau au royaume du parapluie –  suite à la période bisannuelle la plus sèche depuis que les précipitations sont enregistrées (1884) – , est-ce que l’Europe dans son ensemble doit commencer à s’adapter à des pénuries récurrentes?
Si nous regardons les populations en Asie du Sud dans le Sud qui font face à la sécheresse quasiment tous les 2-3 ans, nous pourrions être inspirés par ces communautés rurales qui utilisent les solutions effectives pour s’adapter à cette pénurie.
Kothapally est une communauté rurale comptant 1.500 habitants dans l’Etat semi-aride d’Andhra Pradesh au centre de l’Inde. L’agriculture est essentielle ici, puisque pratiquement toutes les familles sont impliquées dans des activités agricoles. Le principal problème de la grande pauvreté rurale à Kothapally, et en Inde en général, est l’accès et la disponibilité en eau.
30 ans auparavant, Kothapally était un des villages les plus pauvres avec des sécheresses répétitives et beaucoup de familles devaient migrer en ville, avec des conséquences sociales désastreuses comme la déscolarisation des enfants. Le gouvernement d’Andhra Pradesh avait demandé à ICRISAT d’explorer des solutions de conservation des ressources en eau à faible coût et gérables par les villageois eux-mêmes, pour améliorer la production agricole.
Améliorer la conservation des ressources en eau

ICRISAT a développé des techniques simples de conservation et collecte d’eau de pluie pour augmenter la disponibilité en eau à l’échelle du bassin versant de Kothapally.
La récolte d’eau de pluie consiste à capturer et stocker l’eau de pluie pour un usage ultérieur. Les méthodes de conservation de l’eau consiste à réduire le ruissellement et augmenter la capacité du sol et de la végétation à retenir l’eau. De telles techniques ne sont pas nouvelles : durant l’ère Romaine, les structures de récolte d’eau de pluie étaient essentielles et au cœur des cités. Cependant, dans notre Europe développée, de telles pratiques locales ont peu à peu été négligées avec l’introduction d’une approche de production et distribution d’eau centralisée et « canalisée ». Nous ouvrons le robinet et nous prenons la disponibilité de l’eau comme un fait accompli.
De même, l’agriculture étant maintenant orientée par la réalité du marché et l’utilisation d’intrants chimiques, certains principes séculaires d’agronomie et de conservation de l’eau ont été négligés comme le respect de rotations culturales, ou maintenir un taux de matière organique dans le sol pour une meilleure rétention de l’eau.
Une approche à long terme, qui ne peut être que collective
L’approche  a été holistique, abordant tous les aspects techniques, sociaux et économiques relatifs à l’eau et l’agriculture, et participative. Les  270 familles paysannes de Kothapally sont tous membres de l’association de bassin versant, un groupe local qui travaille avec les chercheurs pour identifier et construire les équipements de collecte d’eau de pluie. Un peu comme une boîte à outils, selon les endroits, ils peuvent mettre en place des drains de collecte d’eau de pluie pour diriger l’eau de ruissellement vers des bassins de collecte ou des puits; créer ou entretenir des talus pour stopper l’érosion du sol; promouvoir le vermicompostage pour augmenter le taux en matière organique du sol ce qui améliore la capacité de rétention en eau du sol. Les paysans mettent en œuvre et poursuivent ces initiatives.
Les progrès ne se sont pas fait en un jour ! Kothapally a souffert de pénurie d’eau (même pour boire en été) et de pauvreté jusqu’en 1998 mais c’est maintenant un village prospère et vert, avec des récoltes importantes, notamment de légumes à haute valeur ajoutée lors des mois très chauds d’été.

LIRE LA SUITE et notamment le rôle des femmes SUR

http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/energies-environnement/developpement-durable/221144432/village-indien-modele-gestio

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