GEOGRAPHIE HUMAINE

Les 2 Soudan en conflit

LE MONDE / BOSTON.COM

Sudanese military soldiers cheer and hold up their weapons during the visit of Sudanese President Omar al-Bashir in Heglig on April 23. Sudanese soldiers cheered, hoisted rifles in the air and showed off a battered South Sudanese tank and dozens of corpses in the Heglig border region on Monday, leaving no doubt who was in control of the hotly disputed oil area. Heglig was at the centre of the worst violence between Sudan and South Sudan since they split into two countries under a 2005 peace deal that ended decades of civil war. (Mohamed Nureldin Abdallah/Reuters)
 

La crise entre les deux Soudans n’a pas donné de signes d’appaisement samedi 28 avril, Khartoum rejetant par avance toute implication de l’ONU tandis que Juba affirmait avoir repoussé une attaque de rebelles soutenus par le Soudan dans une région frontalière. Mardi soir, l’Union africaine, qui mène une mission de médiation depuis la partition du Soudan en juillet 2011, a elle-même appelé le Conseil de sécurité à soutenir ses efforts dans le cadre de son chapitre 7, qui permet des mesures coercitives pour faire appliquer une décision.

« L’intervention de l’ONU va aboutir à privilégier des considérations politiques au détriment d’un règlement pacifique juste », a expliqué le ministère des affaires étrangères soudanais. Les Etats-Unis ont soumis jeudi à leurs partenaires du Conseil de sécurité un projet de résolution visant à « soutenir rapidement et fermement les décisions » de l’UA sur les deux Soudans. L’UA a donné à cette occasion 48 heures aux deux Soudans pour faire taire les armes, deux semaines pour reprendre les négociations et trois mois pour résoudre leurs différends, sous peine de prendre des « mesures appropriées » à leur encontre.

« COMME ILS NE PEUVENT PLUS NOUS BOMBARDER, ILS ENVOIENT DES MILICIENS »

A l’heure actuelle, les négociations entre les deux voisins sont au point mort. Ils ne parviennent pas à s’entendre sur les questions laissées en suspens lors de la partition, au premier rang desquelles la situation des zones frontalières disputées et le partage des revenus pétroliers. L’offensive début avril de l’armée sud-soudanaise sur la zone de Heglig, principal site pétrolier du Soudan de nouveau sous contrôle de Khartoum mais ravagé après deux semaines de combats, a plongé les deux pays au bord d’un conflit ouvert.

Residents try to extinguish fires still burning in the smoldering remains of a market in Rubkona near Bentiu, South Sudan on April 23. A boy was killed and at least two people were wounded when Sudanese aircraft bombed an area near the town of Bentiu in South Sudan, an official and witness said, increasing the threat of a full-scale war breaking out between the two nations. (Michael Onyiego/Associated Press) 

Au-delà des oppositions directes, les deux pays s’accusent de soutenir des rébellions sur le territoire de l’autre, surtout dans les régions frontalières. L’armée sud-soudanaise a affirmé avoir repoussé vendredi une attaque de rebelles venus du Soudan et soutenus par Khartoum dans les faubourgs de Malakal, capitale de l’Etat sud-soudanais du Haut Nil située à quelques dizaines de kilomètres de la frontière. Le mouvement rebelle de l’Armée démocratique du Soudan du Sud(SSDA) a ensuite revendiqué l’opération sur Malakal.

Le colonel Philip Aguer, de l’armée du Sud-Soudan, affirme qu’un autre groupe rebelle est également entré clandestinement en territoire sud-soudanais. Les rebelles « viennent de Khartoum. Comme ils ne peuvent plus nous bombarder, ils arment et envoient des miliciens et des mercenaires », a assuré le porte-parole du gouvernement sud-soudanais, Barnaba Marial Benjamin.

A Sudanese Peoples Liberation Army (SPLA) soldier looks at warplanes as he lies on the ground to take cover beside a road during an air strike by the Sudanese air force in Rubkona near Bentiu on April 23. Sudanese warplanes carried out air strikes on South Sudan on Monday, killing three people near the southern oil town of Bentiu, residents and military officials said, three days after South Sudan pulled out of a disputed oil field. (Goran Tomasevic/Reuters)

Ce dernier assure que son pays est prêt à retirer ses forces de la zone frontalière de Abyei, dont il dispute la souveraineté au Soudan, conformément aux exigences de l’Union africaine « à condition que les Nations unies et l’Union africaine assurent la sécurité de ses ressortissants dans cette région ». Environ 110 000 personnes de l’ethnie Dinka Ngok, principalement implantée au Soudan du Sud, ont été contraintes de fuir les violences à Abyei et de se réfugier plus au sud.

A man reacts at a market burnt in an air strike by the Sudanese air force in Rubkona near Bentiu on April 23. (Goran Tomasevic/Reuters)
 
MORE ON
http://www.boston.com/bigpicture/2012/04/violence_rages_in_sudan-south.html
www.lemonde.fr
 
 

 

Khartoum accuse le Sud Soudan de financer des milices armées dans la région frontalière du Sud Kordofan.

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