GEOGRAPHIE HUMAINE

L’Europe des dominés et des rebelles

LA VIE DES IDEES

par Anaïs Albert

Lorsqu’on parle des quartiers populaires, faut-il évoquer la race ou l’ethnie, des émeutiers ou des révoltés, une violence politique ou rituelle ? Faut-il faire confiance à la parole des acteurs ? En examinant l’intersection de la race, de la classe et du genre et en multipliant les comparaisons, un ouvrage collectif donne une réponse nouvelle à ces questions fondamentales.

Cet ouvrage collectif foisonnant prend comme point d’entrée les émeutes urbaines qui se sont déroulées de façon récurrente dans les banlieues françaises depuis trente ans. Ces événements amorcent une réflexion bien plus large sur les classes populaires urbaines. En adoptant un point de vue « par le bas », observant davantage les individus que les institutions, les auteurs étudient les différentes formes de domination sociale (la classe, la « race », le genre) qui se donnent à voir dans ces espaces et à leur intersection. Loin de nous livrer un discours pessimiste, les chercheurs associés à cet ouvrage restent attentifs aux possibles subversions, individuelles et surtout collectives, aux « niches d’émancipation » (p. 95), aux marges de manœuvre dont peuvent disposer les dominé-e-s pour tenter d’alléger les contraintes qui pèsent sur eux.

Désenclaver les épisodes émeutiers ou les vertus de la comparaison

Le principe de la comparaison constitue le fil directeur de la démonstration : l’objectif affiché des auteurs étant de « désenclaver les émeutes », en les replaçant dans un contexte historique, géographique et sociopolitique, afin de leur donner une légitimité sociale et scientifique ; en un mot de les extraire d’un discours médiatique dominant qui privilégie l’instant, l’exceptionnel et le cadre étroit – au sens cinématographique – du quartier défavorisé.

Confronter ces événements au passé, leur donner de la profondeur historique est la première comparaison effectuée – qui prend comme borne de départ l’année 1968. Comme le précise Michelle Zancarini-Fournel en introduction, il s’agit de questionner le « mur épistémologique dressé entre les contestations politiques des années post-68 et les épisodes de rébellions urbaines » (p. 3). Ce choix de bornes est aussi implicitement un positionnement sur la question de la portée politique des émeutes dans les banlieues car il trace en filigrane une filiation entre les émeutes étudiantes de mai et les émeutes des banlieues de 2005. Mais il s’agit aussi de sortir de l’instantané médiatique et d’inscrire les rébellions urbaines dans la durée en exposant les conditions de leur déclenchement et leurs conséquences à l’échelle du quartier. L’article d’Abdellali Hajjat se penche ainsi sur le quartier des Minguettes, à Vénissieux pour étudier à la fois les causes de l’émeute de mars 1983, son déroulement et la naissance, dans son sillage, d’associations, qui prouvent la continuité entre ces deux modes d’action pour les acteurs.

La comparaison opère également géographiquement. Les quartiers populaires sont resitués au sein d’un espace urbain plus large, ce qui permet de comprendre leurs frontières spatiales, réelles et imaginaires. Ainsi, l’étude micro-spatiale de Michelle Zancarini-Fournel montre comment un îlot urbain (la cité Olivier-de-Serres, six bâtiments de huit étages à Villeurbanne) s’articule à la fois avec les cités voisines, avec l’agglomération et jusqu’à l’échelle nationale. La dernière partie de l’ouvrage est consacrée à la comparaison internationale et permet d’interroger les spécificités françaises à l’échelle européenne, par rapport aux conflits interthniques en Grande-Bretagne (Sophie Body-Gendrot), à l’absence d’émeutes en Allemagne (Bettina Severin-Barboutié) et à leur apaisement en Belgique depuis la fin des années 1990 (Andre Rea).

La dernière dimension comparative consiste à réinsérer l’action collective qu’est l’émeute dans un faisceau beaucoup plus large de mobilisations portées par les habitants de ces quartiers : la fondation d’associations ou de collectifs (Foued Nasri, Marie-Carmen Garcia), les luttes pour les droits des sans-papiers (Andrea Rea), les formes plus conventionnelles de lutte que sont les grèves ou l’action syndicale (Sophie Béroud) ou encore les pratiques de loisir comme une possible « rébellion silencieuse » des femmes (Anne Tatu-Colasseau et Gilles Vieille Marchiset). Le parallèle permet de relever la parenté de ces types de mobilisations et par là même de questionner la frontière tracée entre « violences réputées illégitimes et répertoires d’actions considérés comme légitimes » (p. 2)

Une des réussites de cet ouvrage est certainement de tenir le pari de la comparaison et de montrer ainsi les vertus heuristiques de cette méthode. On ressort de la lecture avec une image plurielle et complexe, qui déconstruit en grande partie l’image monolithique de « la » banlieue française.

À l’intersection des dominations : classe, race, genre

Malgré leur appartenance à plusieurs disciplines (histoire, sociologie, sciences politiques), les auteurs partagent une même visée méthodologique : faire une étude des classes populaires, au sens fort du mot « classe ». Ils reposent à nouveaux frais de grandes questions sociologiques telles que la séparation eux/nous théorisée par Richard Hoggart qui est confirmée par Valérie Sala-Pala ou Abdellali Hajjat ; ou méthodologiques : comment recueillir et comprendre la parole populaire, sans tomber dans les deux écueils définis par Claude Grignon et Jean-Claude Passeron : le misérabilisme ou le populisme naïf [1] ? Ces questionnements sont complétés par les références aux Subaltern Studies et notamment à James Scott qui redonne leur place aux acteurs en tentant de retrouver le sens qu’ils donnent eux-mêmes à leurs actions, en dehors des interprétations exogènes [2]. Ce projet trouve un écho certain dans le fait que l’ouvrage fait la part belle aux extraits d’entretiens, permettant ainsi d’entendre longuement la parole populaire avec son vocabulaire, ses hésitations et ses scansions. Gérard Mauger met cependant en garde contre la confiance aveugle en la parole des émeutiers :

Faut-il faire alors de ce que disent les émeutiers – à supposer qu’ils parlent – la « vérité ultime » de l’émeute ? En fait on peut – et on doit – s’interroger sur le sens à accorder à des discours qui peuvent être des discours d’emprunt (« ils sont parlés »), des discours de circonstance, des discours de parade, des rationalisations a posteriori, etc. (p. 28-29)

Ce projet classique de l’étude des classes sociales est enrichi des nouveaux questionnements en sciences sociales sur les concepts de « race » ou d’ « ethnicité ». L’introduction revient sur ces débats et précise que le terme finalement adopté est

racialisation au risque de choquer certains esprits. Ethnicisation a finalement été écarté : son usage correspond à une euphémisation du mot « race ». […] On entend par « racialisation » […] un processus d’assignation et d’identification qui consacre une tendance à interpréter la réalité sociale à travers les catégories raciales » (p. 6)

Au-delà de ces définitions liminaires, l’intérêt de l’ouvrage réside dans son aspect collectif et dans l’absence d’uniformisation du vocabulaire. Il peut donc se lire à la fois comme un très bon exemple de la difficulté à nommer les phénomènes qui concernent les classes populaires et les dominé-e-s en général et comme un répertoire des possibles Comment désigner (ou pas) le passé migratoire des familles et sa perception par la société : « ethnie », « ethnicité » (qui est employé malgré les précisions introductives), « race » ? Individus « racisés », « racialisés », « issus de l’immigration », « héritiers de l’immigration », « jeunesses populaires urbaines » ? Comment nommer les épisodes émeutiers (émeutes, violences, rébellions, désordres urbains), puisque les mots choisis renvoient au débat sur la dimension politique (ou non politique) de ces événements ?

Enfin, cet ouvrage revient sur le dernier point du « triangle des dominations » (p. 94) : le genre. Les rapports sociaux de sexe sont ici étudiés dans le cadre particulier des engagements et des rébellions des quartiers populaires, ce qui fait ressortir des configurations originales. C’est tout d’abord la construction de la virilité dans les émeutes qui est analysée comme une manière de retrouver de l’estime de soi pour de jeunes garçons marqués par la domination sociale et/ou raciale. C’est le constat de Sophie Body-Gendrot qui écrit que « ces jeunes gens tirent estime d’une masculinisation exacerbée, les menant à des conduites ordaliques, à des confrontations et à des défis incessants lancés à la police » (p. 175). A l’inverse, Valérie Sala-Pala met en lumière le « rapport social plus « conformiste » des filles à la citoyenneté […] ce qui peut-être interprété comme l’effet d’une socialisation des filles les incitant davantage à la « docilité » vis-à-vis des institutions » (p. 57). Cependant, certaines d’entre elles s’engagent fortement et dénoncent les stigmatisations dont elles sont l’objet. L’article de Marie-Carmen Garcia compare les discours publics de deux mouvements militants (Ni putes ni soumises et les Indigènes de la République) et leur conception des différents rapports de domination. Cette étude relève la tension de ces associations à l’égard du féminisme dit « organisé » ou « historique ». Dans la lignée du Black Feminism, les militantes dénoncent un « féminisme blanc », qui servirait de caution au racisme en stigmatisant les hommes des quartiers populaires [3]. Malgré leurs différences, ces deux mouvements défendent selon l’auteure un autre féminisme, fondé sur la solidarité avec les « pères » et les « frères », un féminisme de « femmes racisées qui luttent contre le sexisme en revendiquant prioritairement des changements dans le traitement social et politique des hommes racisés » (p. 91)

Ces articles éclairent donc la manière complexe dont se tissent les dominations et surtout les formes de luttes, individuelles et/ou collectives pour échapper à ces processus contraignants.

À la frontière du politique

Un des questionnements forts de cet ouvrage est enfin la dimension politique des émeutes urbaines. Comme le précise Boris Gobille, il n’est pas rare qu’elles soient « réduites à une forme de délinquance ou à l’expression inorganisée des “frustrations” et des “pathologies” affectant les populations et les quartiers populaires. » Il faut donc « interroger ce partage ordinaire entre les formes d’actions qui relèveraient du politique et celles qui s’en éloigneraient » (p. 12).

LA SUITE SUR

http://www.laviedesidees.fr/L-Europe-des-domines-et-des.html?lang=fr

http://www.laviedesidees.fr/IMG/pdf/20120424_l_europe_des_domines.pdf

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DEBATS

La Fondapol a organisé, mercredi 7 mars 2012 en partenariat avec SalamNews et Africa n°1 une discussion autour des livres de Gilles Kepel : Banlieue de la République et Quatre-vingt-treize (Editions Gallimard).

Le débat a eu lieu entre Gilles Kepel, professeur des Universités à Sciences Po Paris et membre senior à l’Institut Universitaire de France, Huê Trinh Nguyên, rédactrice en chef de SalamNews, Dominique Reynié et Anasthasie Tudieshe, journaliste à Africa n°1.

Extrait de « Avant Premières » du 22-03-2012 d’Elisabeth Tchoungui avec Claude Askolowitch.

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BONDY BLOG / FRANCE2

FRACTURES

DR
 

« Fracture », c’est l’histoire d’Anna Kagan, jeune professeur d’histoire-géographie qui effectue sa première rentrée dans un collège de Certigny, ville imaginaire située en Seine-Saint-Denis. Elle a affaire à une classe à problèmes. A la lecture du programme télé, je m’attends à un film à la « Esprits rebelles » version française. Souvenez-vous, Michelle Pfeiffer qui accepte d’enseigner à l’East Palo Alto Highschool pour aider des jeunes à couteaux à s’en sortir.

Hier soir, ce que j’ai vu c’est Lakdar qui perd l’usage de sa main droite suite à une erreur médicale et qui décide de se venger. Il ne faut pas oublier de préciser que Lakdar vit seul avec son loser de père, que son frère sort tout juste de prison où il a rencontré de vrais musulmans, que leur mignonne de cousine s’ en est sortie en ouvrant un salon de coiffure, et que toute la famille pense qu’elle s’ habille comme une pute. Et un clin d’œil à Jamel Debbouze qui a lui aussi perdu l’usage de la main droite – « Jamel, lui, il dessine pas ! » dixit Lakdar. Cet ado de 15 ans va donc se venger d’un médecin de confession juive en kidnappant son fils avec la complicité de son ami.

Bien que je ne remette pas en cause la qualité du travail du réalisateur, j’ ai eu l’impression d’un téléfilm fourre-tout : un grand Black de 15 ans qui met des claques au petit blond qui a un pote rebeu qui prend sa défense sous le regard d’une prof d’ histoire-géo juive qui a honte de dire sa religion… Le tout saupoudré d’allusions au conflit israélo-palestinien.

Après le film, j’ai suivi le débat avec la plus grande attention. On y retrouve comme invités Julia, jeune et jolie professeur d’histoire-géographie calquée sur la prof du film ; Romain, professeur stagiaire agrégé ; Nicolas Feld, principal du collège Debussy à Aulnay-sous-Bois ; et enfin Emilie, professeur démissionnaire. Le débat commence et la première question est de savoir si la fiction colle à la réalité. Tout le monde est d’ accord sur ces difficultés de langages, de violences, d’apprentissage, de manque de formation, montrées dans « Fracture ».

Mais, à entendre les invités du plateau d’Hondelatte, j’ai quand même l’impression que ce n’est pas si grave que ça. Personne, y compris la prof qui a laissé tomber l’Education nationale, ne s’offusque vraiment des conditions d’enseignement. Les invités semblent heureux d’enseigner. Ils dédramatisent. De plus – contrainte télévisuelle oblige ? – ils sont tellement beaux, ces invités, qu’ils donneraient envie à des collégiens de gâcher leur scolarité, ou, à l’inverse, de mettre la gomme pour se faire bien voir.

En deuxième partie de débat, même Benjamin Lancar (les Jeunes pop de l’UMP) tombe d’accord avec Bruno Julliard (PS) sur les « propositions ». Sans surprise, la prod a invité un rappeur, Brasco, pour nous servir sur un plateau de kebab, le slogan « illicite, sport ou rap ». Le débat finit sur un reportage sur un internat d’excellence à Montpellier, où la prof de sport est super cool, où on y fait du kitesurf, où on choisit ce qu’on veut faire, etc. Ça serait donc ça, la solution ?

Il n’y a pas si longtemps, j’étais formateur pour un public de jeunes de moins de 26 ans. Certains d’entre eux étaient déscolarisés dès la classe de 3e et plus rarement après la classe de 4e. Selon eux, il n’était pas nécessaire d’avoir de l’ambition à l’école. C’est en se lançant sur le marché du travail qu’ils se sont rendu compte de leurs lacunes. Dans leur esprit, les cours, les professeurs c’était loin de la réalité ou de leur réalité. Le programme scolaire les rongeait d’ennui, disaient-ils. On ne s’intéressait pas eux.

Parmi mes anciens collègues, des professeurs d’histoire-géo, des instituteurs, qui tous avaient choisi l’enseignement par défaut au terme de leurs études. Leur métier m’a semblé très peu valorisé. « Est-ce que t’as déjà eu un prof sain d’esprit ? », ma demandé un jour un prof d’histoire-géo désabusé. Alors, oui, c’est dur pour un professeur de banlieue de travailler dans la violence physique et verbale, au milieu des difficultés sociales, dans l’omerta de l’Education nationale, où un prof n’ose pas dire que dans son cours, ça ne va pas, par peur être mal noté. Aujourd’hui, le plus dur pour un prof de banlieue, c’est de devoir continuer à faire croire à des élèves qu’en travaillant dur à l’école, ils auront un diplôme qui leur permettra de trouver plus facilement du travail.

Anouar Boukra

« On rigole aussi » dans les collèges de banlieue

A 20h45, je suis devant ma télé. Le film a déjà commencé à 20h35, j’ai du mal avec le nouveau système de France Télévision depuis qu’il n’y plus de publicités . La « Fracture » est un mot regroupant pas mal d’idées quand on y réfléchit, on pense à cassure, lésion et puis une fracture laisse toujours des séquelles. Enfin bref, on comprendra exactement le sens du titre par la suite. Un téléfilm assez « cliché » à mon goût.

C’est l’histoire d’une jeune prof d’histoire-géographie qui remplace un de ses collègues dans un collège de Seine-Saint-Denis, le professeur est absent depuis quatre mois. L’histoire tourne autour d’Anna, une jeune femme qui enseigne pour la première fois et d’une de ses classes, la 3°B avec entres autres, Lakdar (joué par Samy Seghir, de « Neuilly sa mère ! »), 15 ans.

On remarque rapidement dans cette classe, Moussa, un black de 17 ans qui fait une tête de plus que son professeur, par son insolence, sa vulgarité et sa violence. Passé plusieurs fois en conseil de discipline, l’équipe pédagogique ne sait plus quoi en faire. Il est extrêmement violent avec ses camarades. Des mesures seront finalement prises par la justice puisqu’il se retrouve condamné à 3 ans ferme de prison pour vol et vandalisme.

Anne est juive, quand les élèves l’apprennent, ils lui en parle : « – Madame c’est quoi votre religion ? – Cela ne vous regarde pas et cela n’a rien à voir avec le cours. Je suis athée. – Ah bon il y a une rumeur qui dit que vous êtes « feuj ». – Mais n’importe quoi, enfin bon on reprend le cours s’il vous plaît !!!!! Oh un peu de silence ! – Vous voyez, elle s’énerve comme une feuj ! ».

Lakdar, quant à lui est un élève sérieux au début de l’histoire mais il est vite influencé et rentre dans la délinquance. Son grand frère qui sort tout juste de prison, se rapproche de la religion musulmane. On remarque qu’il n’a pas de mère, mais sa cousine Zohra (interprétée par Leïla Bekhti), joue le rôle de grande sœur. Quand Zohra parle de son nouveau petit ami, le grand frère de Lakdar s’énerve : « Regarde comment t’es sapée : comme une pute et tu passes d’un mec à l’autre ! ». Mais Lakdar qui veut être dessinateur de BD, perd l’usage de sa main droite dans un accident.  Son rêve s’effondre. C’est à ce moment qu’il tombe dans la délinquance (kidnapping du frère du médecin qui l’a mis dans la situation, sèche les cours, fume des joints…).

Il y a bien sûr des références aux émeutes de 2005 : les voitures brûlent, les casseurs sont dans les rues, des couvre-feux sont mis en place, des balles de flash-ball sont lancées… La bibliothèque du collège est brûlée. Anna refuse alors de faire cours à ses élèves parce qu’elle trouve cela inadmissible et propose un débat sur un thème au choix. Un élève lance : « Sur Secret Story !! – Vous n’avez donc rien dans le crâne ? – C’est comme si vous nous insultiez ! Bien sûr qu’on en a dans la tête, vous nous prenez pour qui ? ». Anna finit par craquer, pleure et sort de la salle.

Le professeur principal de cette classe décide quant à lui de prendre ses cliques et ses claques. A 56 ans, il en a marre : « Je vais aux Antilles, j’entendrai plus « j’m’en bat les couilles » au moins ». Et lui donne un conseil : « Fais pas comme moi, tire-toi ! ». J’espère que tous les profs n’ont pas le même avis parce que si chacun se « tirait » il n’en resterait plus beaucoup… En Seine Saint Denis tous les élèves ne sont pas comme cela et heureusement, beaucoup veulent s’en sortir et réussir leurs études.

Au final Anna tiendra le coup et ce, malgré le départ de trois de ses élèves (Lakdar se suicidera et deux se retrouveront en prison). Le film sera suivi d’un débat animé par Christophe Hondelatte. Le sujet « Profs en banlieue » est lancé sur la même chaîne. Julia Dumont, 24 ans prof d’histoire à Clichy-sous-bois raconte son parcours, on verra également une prof de Français qui a démissionné et quelques hommes politiques qui essaieront de trouver des solutions. Heureusement qu’il y avait le proviseur d’un collège d’Aulnay-sous-bois pour dire que tout n’est pas noir dans les collèges de banlieue et « qu’on rigole aussi ».

By Sarah Ichou

http://yahoo.bondyblog.fr/201012011329/la-banlieue-tout-en-un-sur-france-2/

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