VILLES ET CULTURE

Istanbul, nouvel eldorado arty

LES ECHOS

By Marie Le Fort

 

Comme pour conjurer le sort, la capitale turque maintient cette année sa Biennale d’art contemporain. Logique : entre hôtels, boutiques et restaurants, elle a imposé son style.

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Photo Masterfile

Même bétonnée et chaotique, Istanbul reste leste : vous pensez tenir son corps, mais vous n’aurez jamais son âme. Elle change, s’adapte, bouge avec le plus grand mystère », s’exclame Mercan Dede, DJ international qui mixe musique traditionnelle soufie et rythmes électroniques, symbiose parfaite entre tradition ottomane et modernité occidentale. Pour composer, Mercan l’avoue, il garde toujours à l’esprit le parfum de l’huile de rose, les senteurs épicées du poivre, du piment et du gingembre qui habillent les allées du Grand Bazar, « ce lieu magique et mystérieux, où se concentre l’âme de la ville ». Istanbul est pour lui la ville où anges et démons marchent côte à côte ; une ville de contrastes, où la magie se mêle au chaos, où ce qui n’a pas d’âge côtoie le flambant neuf, où la sérénité se change en frénésie. « C’est ce qui rend cette ville unique et captivante car, à chaque instant, on peut choisir son camp, être versatile, explorer à l’infini, s’y plonger à corps perdu ou la regarder à distance, comme un simple observateur », ajoute-t-il. Entre ferveur religieuse et fêtes qui se prolongent bien au-delà du petit matin, Istanbul a récemment embrassé le design comme on revêtirait un nouvel habit.

« Istanbul est la nouvelle Barcelone de la Méditerranée. La Turquie n’a plus cette image de « pays atelier bon marché » : grâce au design, à la mode et à son don pour faire la fête, Istanbul s’impose comme un nouvel eldorado de style », s’enthousiasme Eric Fajole, directeur d’Ubifrance en Turquie (l’Agence française pour le développement international des entreprises). Il suffit pour cela de gagner le nouveau Mama Shelter, fraîchement débarqué sur la bouillonnante Istiklal, pour découvrir une vision contemporaine d’Istanbul, graphiquement revisitée par Philippe Starck, qui instille ici son style sur les moquettes et ardoises murales. Plus turcs encore dans leurs codes, le trio de House Hotels – imaginés avec la complicité d’Autoban côté décoration d’intérieur – s’implanta successivement dans un magnifique immeuble ancien du quartier de Galatasaray marqué par de vastes hauteurs sous plafond et un escalier en marbre, puis au-dessus du magasin Prada, dans le luxueux quartier de Nişantaşı – repaire idéal pour fashionistas et expatriés au goût sûr – avant d’ouvrir, les pieds dans l’eau, sur les rives du Bosphore à Ortaköy.

 

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