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Andalousie : Menaces sur les marais de la réserve de Donana

Bulletins-electroniques

Proclamé patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco en 1980, le parc national de Donana n’a cessé depuis sa création il y a 44 ans de se battre pour préserver son écosystème. Situé en Andalousie, ce parc national comporte de fortes similitudes avec le parc national de Camargue dans le sud de la France. Depuis la Station Biologique de Donana (EBD-CSIC), la dernière étude en date démontre bien malgré les menaces qui pèsent sur cette zone, toute l’importance de ce patrimoine naturel.

L’étude menée par les chercheurs du CSIC a analysé les flux de dioxyde de carbone entre l’atmosphère et les écosystèmes aquatiques du parc. Elle révèle que ces zones humides méditerranéennes agissent comme des zones d’écoulement de carbone, des « bouches d’égout » à carbone en d’autres termes. D’après ces travaux, publiés dans la revue PLoS ONE, le cycle hydrologique des marais influe sur la capture du CO2, un phénomène qui joue un rôle important dans la régulation du climat mais qui pourrait être affecté par l’activité humaine dans la région.

 

donana_750[1]Photo H. Garrido

La forte productivité des organismes photoautotrophes – organismes utilisant la lumière comme source d’énergie et le CO2 comme source de carbone – des marais convertit chaque année la réserve de Donana en un puits d’écoulement de CO2 provenant de l’atmosphère. Pendant l’inondation des marais, la matière organique des champs environnants s’y accumule, se dégrade et entraîne la formation de CO2 dans la colonne d’eau. Graduellement, le phytoplancton incorpore ce CO2 dans le temps. Les déluges peuvent toutefois favoriser également l’augmentation des nutriments essentiels pour que ces organismes puissent fixer le carbone. Par la suite, le carbone fixé peut être stocké dans les sédiments de façon permanente.

Selon l’analyse des chercheurs du CSIC, ce travail de capture du CO2 pourrait subir des changements dans le futur en raison de l’activité humaine dans la région et des changements climatiques. Ils sont en effet à l’origine d’une baisse des précipitations et d’une évaporation accrue, deux facteurs qui réduisent le cycle hydrologique de Donana.

Les cycles hydrologiques dans la région de Donana sont très changeants et la réponse globale de l’écosystème est encore à déterminer. Les pratiques humaines de gestion de l’eau dans le parc affectent la durée et l’intensité des inondations et par conséquent confirment l’influence sur les échanges de CO2 entre l’eau et l’atmosphère. En outre, cette recherche montre que les écosystèmes avec des périodes d’inondation plus longues captent plus de CO2. Par conséquent, conclut les chercheurs Edward Morris et Emma Huertas directrice de l’étude, toutes pratiques ou phénomènes qui contribuent à réduire la quantité d’eau dans les zones humides, changent considérablement le rôle du parc national de Donana dans le stockage du carbone.

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f2_marismas_pn_donana_2100223.jpg_369272544[1]DR

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