DONNEES ET ANALYSES

Cornouailles (Bretagne) : l’emploi salarié concentré en 19 pôles

INSEE

by Laurent Auzet, Ludivine Neveu-Cheramy (Insee), Luc Mallet, Audrey Naulin, Yoann Rivallin (Quimper Cornouaille Développement)

Deuxième pays breton par sa superficie et troisième par sa population, le pays de Cornouaille est constitué d’un pôle d’emploi principal et de plusieurs autres pôles d’importance. Sa configuration territoriale permet à l’emploi d’être à la fois relativement concentré dans ces pôles et assez largement disséminé sur l’ensemble du territoire. Si le nombre de déplacements domicile-travail est important, notamment vers Quimper, la présence de pôles d’emplois secondaires assure pour beaucoup de Cornouaillais des migrations pendulaires relativement rapides. Les évolutions récentes et la tendance à une polarisation croissante de l’emploi peuvent cependant modifier les équilibres actuels.

 

Un territoire étendu maillé par un réseau de villes

Avec 95 communes, le pays de Cornouaille est le deuxième pays breton par la superficie (2 484 km²) et le troisième par sa population (334 600 habitants en 2011). Il abrite la troisième ville la plus peuplée de la région : Quimper. Par ailleurs, quatre villes de plus de 9 500 habitants maillent son territoire : Concarneau, Douarnenez, Fouesnant et Quimperlé.

Entre 2006 et 2011, la population du pays de Cornouaille progresse modérément : + 0,4 %. Cependant, cette évolution n’est pas uniforme : la couronne quimpéroise et Quimperlé connaissent une croissance assez forte alors que Douarnenez, Concarneau et Fouesnant voient leur population baisser.

En 2010, le pays de Cornouaille compte 133 300 actifs ayant un emploi, dont 86 % de salariés, comme en Bretagne. Enfin, 129 800 emplois sont présents sur le territoire.

Des emplois concentrés dans les villes et à l’intérieur de celles-ci

La structure de l’économie cornouaillaise est proche de celle de l’ensemble de la région. Seul le secteur agroalimentaire, qui comprend plusieurs établissements de taille assez importante, y est surreprésenté : il emploie 9 % des salariés (contre 6 % en région). L’administration publique, la santé et l’action sociale sont les premiers secteurs employeurs avec 35 % des postes salariés du pays, la même part que pour l’ensemble de la région.

En Cornouaille, l’emploi est concentré à près de 90 % dans les unités urbaines (comme pour l’ensemble de la France métropolitaine) et à 75 % dans les huit plus grandes d’entre elles. Quimper regroupe 22 % des établissements du pays fin 2010. En ajoutant Douarnenez, Quimperlé, Pont-l’Abbé et Fouesnant, cette part s’élève à 43 %. La présence de grands établissements induit, comme ailleurs, une polarisation de l’emploi.

Si l’emploi est principalement concentré en milieu urbain, il est possible de distinguer, même au sein de cet espace, des pôles d’emplois distincts, visibles dans les plus grandes agglomérations, et remplissant souvent des fonctions différenciées. Ainsi, à une concentration dans les plus grandes villes s’ajoute une polarisation à l’intérieur de celles-ci. Enfin, en dehors des unités urbaines, le reste de l’emploi se répartit au sein d’un maillage de plus faible densité et assuré par les petites communes de l’espace rural.

Dans le pays de Cornouaille, les 5 communes les mieux dotées centralisent près de 60 % des effectifs salariés. L’emploi s’y avère moins concentré que dans ceux de Brest (66 %), Rennes (72 %) ou Vannes (69 %), tout aussi étendus et abritant également une grande ville. Pourtant, les communes de Concarneau, Douarnenez, Quimperlé et Pont-l’Abbé pèsent davantage que les pôles secondaires de ces trois autres pays. Ainsi, malgré la concentration locale de l’emploi dans quelques grands pôles, la répartition de ceux-ci sur le territoire et leur importance assure paradoxalement une moindre centralisation de l’emploi que dans la plupart des autres pays bretons.

19 pôles d’emplois principaux disséminés sur le territoire rassemblent la moitié de l’emploi

Dix-neuf pôles comptant chacun plus de 1 000 emplois salariés structurent le pays de Cornouaille. Ils représentent la moitié des effectifs salariés du pays (figure 1). La moitié de ces grands pôles d’emplois se situe dans Quimper ou à proximité (Saint-Évarzec, Ergué-Gabéric). Les autres pôles les plus importants sont localisés dans les plus grandes villes : Concarneau, Douarnenez, Quimperlé, Châteaulin, Pont-l’Abbé, Rosporden et Fouesnant. Ces pôles assurent un maillage de l’ensemble du territoire.

Les grands pôles correspondent, le plus souvent, aux grandes unités urbaines qui concentrent l’essentiel de l’emploi. Les pôles caractéristiques des centres-villes, ici appelés pôles urbains, concentrent souvent à la fois de très grands établissements publics (administrations, hôpitaux…) et une multitude d’entreprises de très petites tailles, comme les commerces de centre-ville. Au contraire, les pôles, ici appelés d’activité économique dédiés, sont constitués d’établissements de taille moyenne, principalement orientés vers des activités industrielles.

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Le centre de Quimper abrite le plus grand pôle, rassemblant 13 000 emplois répartis dans 3 000 établissements. La part des postes de l’administration publique y représente 60 % de l’emploi soit 1,7 fois plus que dans l’ensemble du pays de Cornouaille. Les activités immobilières et financières, celles de l’information et de la communication, y sont également surreprésentées.

Avec 4 700 emplois, le deuxième pôle (Gourvili-Ty Nay), localisé au nord de Quimper, rassemble 300 établissements, soit 10 fois moins que celui du centre-ville. Il présente les mêmes spécificités, à l’exception du secteur de la communication, mais en y ajoutant une légère surreprésentation des activités commerciales. Ce pôle est mixte : il est en fait composé d’un pôle à vocation publique (Ty Nay), d’une zone commerciale (Gourvili), et d’une partie plus urbaine. Vient ensuite le pôle d’activités Guelen Kerdroniou (3 600 emplois).

Trois pôles d’emplois présentent une intégration forte des fonctions administratives et économiques, en lien avec leurs infrastructures (port, gare) : Concarneau, le troisième de Cornouaille en termes d’effectifs (3 600 emplois fin 2010), Douarnenez et Rosporden. A Concarneau, la part des emplois directement liés au secteur de la pêche (Cobrepêche, France-Thon,…) y est 5 fois plus importante qu’ailleurs. L’industrie (Barillec, Chantier Piriou) y est également bien installée. Enfin, les emplois de l’hôtellerie-restauration, liés au tourisme, y sont surreprésentés. Les pôles de Rosporden et Douarnenez comprennent, pour leur part, une composante industrielle (conserveries).
A Quimperlé et Châteaulin, les pôles plus orientés vers les fonctions industrielles sont clairement distincts des villes-centres. L’implantation de ces pôles industriels répond le plus souvent à des logiques de facilité de transports, à proximité des grandes voies de communication.
Les pôles centres de Quimperlé et de Pont-l’Abbé (autour de 2 000 emplois chacun) sont caractéristiques des villes structurantes des territoires. Ils sont orientés vers les fonctions administratives, puis, de façon moindre, vers les fonctions financières ou immobilières pour le premier, ou liées au commerce pour le second.

Suivant la nature des établissements présents, les pôles identifiés présentent un profil marqué en termes de catégories socio-professionnelles. Ainsi, les pôles de Kergostiou à Quimperlé, Guelen-Kerdroniou à Quimper et Troyalac’h à Saint-Évarzec comprennent plus de 60 % d’ouvriers, reflet de leur spécialisation industrielle. A contrario, le pôle de Creach Gwen à Quimper est celui regroupant proportionnellement le plus de cadres.

 

Les grands pôles animent la totalité du territoire de Cornouaille

Regroupant une grande partie de l’emploi, les grands pôles sont à l’origine d’une part importante des déplacements domicile-travail. De par leur emplacement, ils orientent les flux des navettes et contribuent à maintenir l’emploi dans de larges zones, allant quelquefois jusqu’à influencer les choix de localisation des actifs. La population active est en effet bien moins concentrée que l’emploi.

Le pôle de Quimper-centre, le plus important, exerce son influence sur un vaste territoire centré sur le chef-lieu et s’étendant au-delà du pays de Cornouaille (figure 2). Cependant, près de 40 % des salariés travaillant dans ce pôle habitent la ville de Quimper. Pour les 8 autres pôles de Quimper et communes limitrophes, cette part varie entre 25 % (Troyalac’h) et 37 % (Hôpital). La seconde commune de recrutement est, pour 6 de ces 9 pôles, Ergué-Gabéric.

L’influence des pôles est bien évidemment fonction de leur taille, mais les zones de recrutement de chacun des pôles différent également en lien avec leur situation géographique particulière et le profil des salariés qui y travaillent. Ainsi, les pôles d’activité tertiaire de Creac’h Gwen et de l’Hôpital, situés au sud de Quimper et employant de nombreux cadres et professions intermédiaires, ont une zone de recrutement très orientée vers le sud de la Cornouaille, en particulier vers le Pays Fouesnantais. Pour Creac’h Gwen, on retrouve également de nombreux habitants de Brest (2e commune de résidence après Quimper) et dans une moindre mesure de Lorient. A contrario, les pôles d’activité dédiés de Troyalac’h à Saint-Evarzec, de Kerourvois à Ergué-Gabéric, de l’Hippodrome et du Guélen-Kerdroniou à Quimper, de profils plus industriels, sont alimentés en grande partie par les habitants à l’est de Quimper. La zone de recrutement de Gourvili-Ty Nay, bien que située au nord, est beaucoup plus répartie autour de Quimper.

Les pôles de Douarnenez et de Concarneau sont les plus centrés sur la commune principale, d’où proviennent environ la moitié de leurs salariés. Cependant, fonction de la géographie locale, le pôle de Douarnenez reçoit ses salariés d’une zone plus large incluant le Cap-Sizun. Les pôles de Fouesnant et de Pont-l’Abbé sont ceux ayant l’aire de recrutement la plus réduite, correspondant en grande partie au périmètre de leur communauté. De 30 à 40 % de leurs salariés habitent la ville même, et 10 % d’entre eux viennent de Quimper. Enfin, moins de 20 % des emplois des différents pôles de Châteaulin et Quimperlé sont occupés par des habitants de ces communes. Les zones de recrutement de ces pôles, assez larges, sortent des limites de la Cornouaille : celles de Quimperlé se prolongent vers Lorient, celle du pôle urbain de Châteaulin s’étend jusque Crozon et Brest. Le pôle d’activité Nord de Châteaulin se distingue par un équilibre de recrutement entre Châteaulin, Pont-de-Buis-lès-Quimerch et Pleyben.

 

Constituer des pôles en utilisant la localisation fine de l’emploi

Cette étude est réalisée à partir de données finement localisées de l’emploi dans le pays de Cornouaille. Le territoire est découpé en carreaux de 100 m de coté qui sont agrégés afin de faire apparaître des pôles d’emplois, regroupement de carreaux proches (moins de 300 m de distance) de forte densité d’effectifs. Les pôles ainsi identifiés ne dépendent d’aucune limite administrative. L’expertise de Quimper-Cornouaille-Développement a ensuite permis d’adapter, si nécessaire, les frontières des pôles.

Un emploi concentré dans des pôles dispersés sur le territoire

Aux 19 plus grands pôles, s’ajoutent plus d’une centaine de pôles secondaires de plus petite taille (plus de 100 salariés), regroupant 30 % des effectifs. Ces pôles secondaires assurent le maintien d’un emploi de proximité sur l’ensemble du territoire. Au total, les 128 pôles principaux et secondaires que compte la Cornouaille cumulent plus de 80 % des salariés. Près de 20 % de l’emploi est situé en dehors des pôles, dans un espace plus diffus. Ce sont aussi bien des petites entreprises que quelques établissements de taille moyenne isolés, industriels notamment, et assez éloignés des pôles d’emplois identifiés.

Parmi les pôles secondaires, quelques-uns sont juste en-deçà de la limite des 1 000 emplois. Il s’agit notamment du pôle d’activité de Keramperu à Concarneau (Leclerc, Les Papillons Blancs, Crown Emballages, …), du pôle à caractère public de Douarnenez (Hôpital, Collège-lycée Le Bris, …), du pôle du Guilvinec avec ses activités de port intégrées dans le pôle urbain, et encore du pôle urbain du Braden à Quimper.

Au total, la Cornouaille compte 40 000 postes salariés en centralité, c’est à dire dans des pôles regroupant des fonctions administratives, de commerce et de service. Plus de 38 000 appartiennent à des pôles urbains (plus de 100 salariés), qui concentrent 36 % de l’ensemble des salariés cornouaillais. Parmi les pôles urbains secondaires, figurent les différents pôles de quartier de Quimper (Braden, Penhars, Prat Maria, Kerfeunteun, Ergué-Armel, Ti Bos…), ainsi qu’une multitude de bourgs répartis sur tout le territoire. Près d’une commune cornouaillaise sur deux a un pôle urbain de plus de 100 salariés. Dans ces pôles urbains secondaires, comme dans les grands pôles urbains, la moitié des emplois concerne les secteurs de l’administration, enseignement, santé, social. Le commerce y est également surreprésenté : plus de 70 % des établissements commerciaux sont situés en pôles urbains.

Les pôles dédiés à l’activité économique regroupent près de 33 000 postes salariés, soit 31 % des effectifs salariés cornouaillais. Six dépassent les 1 500 salariés : Guelen-Kerdroniou, Creach Gwen, Keradennec – Ti Douar et l’Hippodrome à Quimper, Troyalac’h à Saint-Evarzec et Kergostiou à Quimperlé. L’industrie y est très présente, avec 38 % des postes. Le commerce est également important, représentant 1 salarié sur 5. Dans de moindres volumes, les activités de transport-entreposage, d’information-communication et les activités scientifiques et techniques sont aussi surreprésentées.

Par ailleurs, la Cornouaille se caractérise par l’importance de pôles basés sur des établissements isolés (plus de 80 % des effectifs du pôle dépendent d’un seul établissement, et le pôle compte moins de 8 établissements). On retrouve notamment des implantations industrielles historiques, telles les Papeteries de Mauduit à Quimperlé, Batscap-Bolloré à Ergué-Gabéric, Peny à Saint-Thurien, Bonduelle à Rosporden, Le Nouy à Briec, Cadiou à Locronan, Henaff à Pouldreuzic, Capitaine Cook à Plozévet, Glatfelter à Scaër, Guyader à Landrévarzec… Ces pôles concentrent plus de 5 000 postes, soit 5 % de l’emploi salarié cornouaillais, et sont disséminés sur l’ensemble du territoire.

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Enfin, 13 pôles ont une vocation quasi-exclusivement publique, concentrant 8 % des effectifs cornouaillais. Le plus grand est celui du centre hospitalier de Quimper, qui regroupe près de 2 700 postes salariés. Ensuite, celui de Douarnenez, inférieur à 1 000 salariés et qui intègre le centre hospitalier mais également de nombreuses autres structures publiques. Puis au troisième rang le pôle de Concarneau (centre hospitalier, EPSM, lycée). A noter que les centres hospitaliers de Quimperlé et Pont-l’Abbé ne ressortent pas en tant que pôle, car ils sont situés au sein des pôles urbains.

Les emplois hors pôle sont très marqués par l’agriculture : elle y représente plus de 55 % des établissements et 10 % des postes salariés. La construction et le commerce, avec pour chacun 14 % des effectifs, sont également des secteurs bien représentés. L’administration, santé, enseignement, social regroupe 1 salarié sur 4, mais est moins présente que dans les pôles. Certaines zones d’activité dont les effectifs ne dépassent pas les 100 salariés alimentent également les emplois hors pôle.

Lorient, pôle d’attraction des habitants de l’est du pays

En Cornouaille, le nombre de résidents ayant un emploi est supérieur au nombre d’emplois proposés. Ainsi, environ 14 000 personnes vivant en Cornouaille travaillent en dehors du pays tandis que près de 11 000 actifs font le trajet inverse. Les entrées en provenance du Centre-Ouest Bretagne sont plus nombreuses que les sorties alors que les échanges s’avèrent équilibrés avec le pays de Brest (figure 3).

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Par contre, le solde entrées-sorties est fortement déficitaire avec le pays de Lorient. Ainsi 3 500 Cornouaillais vont travailler chaque jour vers Lorient et plus de 300 sur Caudan et Guidel.

Les actifs venant quotidiennement travailler en Cornouaille se dirigent essentiellement vers Quimper (3 500), Quimperlé ou Châteaulin (1 900 chacun).

Près de 1 600 actifs résidant en Cornouaille occupent un emploi situé à Brest. Au nord de Châteaulin, Pont-de-Buis-lès-Quimerch draine 650 navettes quotidiennes en provenance des communes cornouaillaises et Châteauneuf-du-Faou environ 400.

Ces trajets domicile-travail concernent davantage les établissements de l’administration et de la santé pour Lorient ou Brest. Les fonctions de la santé, du secteur social puis de la fabrication sont mieux représentées à Lorient tandis que celles de l’éducation-formation le sont plus à Brest.

Par ailleurs les flux d’actifs en direction de Pont-de-Buis-lès-Quimerch et Châteauneuf-du-Faou concernent l’industrie et les fonctions de fabrication associées.

Un système qui évolue mais perdure

Les évolutions récentes de l’emploi montrent une tendance à une concentration accrue entre 1999 et 2010. Le nombre d’emplois a ainsi augmenté à l’intérieur ou a proximité des grands pôles identifiés, au détriment des pôles secondaires. Les entreprises trouvent en effet souvent dans ces grands pôles un ensemble de facteurs favorisant leur développement : accessibilité automobile, rapprochement d’entreprises de secteur proche regroupant entreprises motrices, fournisseurs et sous-traitants.

Quimper et sa périphérie gagnent le plus d’emplois, mais des pôles plus petits, comme Pont-l’Abbé ou Fouesnant, connaissent également une forte croissance. Pour ce dernier comme pour Concarneau, les diminutions récentes de population invitent cependant a nuancer ces résultats. Quimperlé et sa périphérie enregistrent une évolution positive, bénéficiant de la proximité de Lorient. Douarnenez conjugue une assez faible évolution de l’emploi depuis 1999 et des pertes de population entre 2006 et 2011. Depuis 1999, sa zone d’influence, définie par les navettes domicile-travail, semble se restreindre face à celle de Quimper, marquant ainsi un léger affaiblissement de ce pôle d’emplois.

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