COUPS DE GUEULE

Québec : les bélugas ont gagné face aux pétroliers

SCIENCES ET AVENIR / AFP

L’opérateur d’oléoducs TransCanada a renoncé jeudi à construire un terminal pétrolier dans le fleuve Saint-Laurent, dénoncé par les organisations environnementales qui craignaient la disparition des bélugas, une espèce en voie de disparition.

La société canadienne voulait construire à la hauteur de Cacouna, une bourgade québécoise située à 200 km au nord-est de Québec, un terminal pétrolier connecté à l’oléoduc Énergie Est et son débit prévu de 1,1 million de barils par jour, pour charger des pétroliers géants et exporter le brut en provenance des champs de l’Alberta (Ouest).

Mais c’est aussi à hauteur de Cacouna qu’une colonie d’une espèce de baleine blanche arctique vient généralement pour sa période de reproduction.

La population de moins d’un millier de cétacés, contre plus de 10.000 jadis, « fait face maintenant à un risque de disparition considérablement plus élevé », avait statué à la fin de l’année dernière le Comité sur la situation des espèces en péril du Canada (COSEPAC).

La justice avait suspendu à l’automne les travaux de forage engagés par TranscCanada dans le cadre des études de faisabilité autorisées par le gouvernement du Québec.

Le patron de TransCanada Russ Girling a indiqué que la décision de renoncer à la construction de ce terminal pétrolier découlait de « la recommandation de reconnaître les bélugas comme une espèce en voie de disparition ».

« Notre but était de trouver un équilibre entre l’engagement de TransCanada à minimiser les impacts environnementaux et la nécessité de construire » ce terminal, a-t-il dit.

TransCanada étudie des « options alternatives pour un terminal au Québec » mais la société pourrait également décider de prolonger son oléoduc jusqu’au Nouveau-Brunswick voisin.

Les organisations écologiques continuent cependant de s’opposer à la construction de l’oléoduc Énergie Est. Selon Greenpeace, « les menaces pour l’environnement, les communautés, l’eau potable et l’aggravation de la crise climatique liées au pipeline ne disparaitront pas » même si TransCanada abandonne le projet Cacouna.

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