DECORTIQUAGES

Chine : les opportunités de la nouvelle croissance

SENAT

par de MM. Jean-Pierre RAFFARIN, Henri de RAINCOURT, Mme Hélène CONWAY-MOURET, MM. André TRILLARD et Bernard CAZEAU

I. UNE TRANSFORMATION HISTORIQUE

A. LA POLITIQUE INITIÉE PAR DENG XIAOPING

A la mort de Mao Zedong, la Chine était « un pays isolé, pauvre, rural » Après une période de nouvelles instabilités, Deng Xiaoping, qui avait connu la Longue marche mais aussi subi les persécutions durant la Révolution culturelle, a introduit des réformes profondes qui ont rendu possible une extraordinaire transformation.

Le parti et ses dirigeants mettent en oeuvre une politique pragmatique, symbolisée par la phrase de Deng Xiaoping : « il n’est pas important de savoir si le chat est blanc ou noir, du moment qu’il attrape la souris ».

Les nouveaux dirigeants avaient été envoyés dans les campagnes durant la Révolution culturelle et ont d’abord mis en oeuvre des réformes agraires, notamment par la « décollectivisation ». Ils se sont également inspirés de la situation des voisins de la Chine au dynamisme économique déjà remarquable.

Les paysans, qui produisaient plus et s’enrichissaient, ont été autorisés à développer en parallèle d’autres activités. Ces réformes, qui misaient sur les décisions individuelles et, finalement, « les forces du marché », ont été étendues aux zones urbaines à partir de 1984.

Des zones économiques spéciales ont été établies, en s’appuyant sur des avantages fiscaux et une réglementation et une bureaucratie moins strictes. Des joint-ventures avec des sociétés étrangères ont été autorisées pour attirer des investissements et des technologies. Les efforts fournis dès la création de la République populaire en matière d’éducation permettaient aux entreprises de trouver des employés instruits. Le mouvement a été amorcé et s’est développé grâce aux investissements provenant de Chinois de l’étranger.

A la fin des années 90, les industries d’Etat commencent à être privatisées. Au cours de ces mêmes années, le quasi-servage qui liait les paysans à leur village a été supprimé et l’absence de permis autorisant de résider de façon permanente dans les zones urbaines devenait moins handicapante, tout en étant maintenue.

B. UNE CROISSANCE MACROÉCONOMIQUE EN TOUT POINT EXCEPTIONNELLE SUR UNE SI LONGUE PÉRIODE

1. Des résultats spectaculaires

Selon la Banque mondiale, la Chine a connu depuis la fin des années 1970 une croissance plus rapide que tout autre pays au cours de l’histoire.

Evolution du produit intérieur brut
en milliards de dollars (prix courants)

D’après les chiffres de la Banque mondiale

Les exportations chinoises de marchandises représentaient 1,2 % des exportations mondiales en 1983, 12,1 % en 2013, tandis que celles des Etats-Unis passaient de 11,2 % à 8,6 % et celles des pays européens de 43,5 % à 36,3 %. Le Japon, qui a représenté jusqu’à 9,9 % des exportations de marchandises dans le monde en 1993, n’en représente plus que 3,9 % en 2013.

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En ce qui concerne les marchandises, la Chine constitue le premier exportateur mondial depuis plusieurs années, loin devant les Etats-Unis, l’Allemagne et le Japon. La Chine reste cependant en 2013 deuxième importateur mondial de marchandises derrière les Etats-Unis et devant l’Allemagne, le Japon et la France. On peut relever que, si l’on considère l’Union européenne comme une zone unique, c’est l’Union européenne qui est la première exportatrice de marchandises dans le monde, légèrement devant la Chine ; pour les importations de marchandises, l’Union européenne se situe au deuxième rang derrière les Etats-Unis et devant la Chine.

La Chine est le premier fournisseur en marchandises des Etats-Unis en y représentant à elle seule 20 % des importations en 2013. La Chine représente 7,7 % des exportations de marchandises américaines.

Pour autant, la situation est sensiblement différente pour l’échange de services commerciaux : la Chine est cinquième exportateur mondial avec 4,4 % en 2013, derrière les Etats-Unis (14,3 %), le Royaume-Uni (6,3 %), l’Allemagne (6,2 %) et la France (5,1 %). L’Inde est au sixième rang, avec 3,2 % des échanges mondiaux. Les importations chinoises de services commerciaux sont en forte progression et la Chine se situe en 2013 au deuxième rang mondial derrière les Etats-Unis mais devant l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni. Là aussi, on peut relever que l’Union européenne, considérée en tant que zone unique, occupe une place particulière, puisqu’elle occupe, de manière nette, le premier rang tant pour les exportations que pour les importations.

Au total, la Chine est devenue la deuxième puissance économique mondiale en volume, voire depuis 2014 la première si l’on prend en compte les parités de pouvoir d’achat.

Evolution du produit intérieur brut
en parité de pouvoir d’achat (dollars courants)

D’après les chiffres de la Banque mondiale

On note une nette accélération de la croissance depuis 2004-2005, c’est-à-dire depuis l’entrée de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dont elle devenue membre le 11 décembre 2001.

Au-delà des chiffres bruts, le « rattrapage » de la Chine est marquant si l’on rapproche sa richesse nationale à celle des États-Unis : le PIB chinois représentait 7 % de celui des États-Unis en 1990, 12 % en 2000 et aujourd’hui 60 %. Selon la Banque mondiale, ce chiffre s’élèvera à 70 % en 2019, soit un gain de dix points en cinq ans.

Rapport entre les PIB chinois et américain (en milliards de dollars, prix courants)

1990

1995

2000

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

2014

7%

10%

12%

17%

20%

24%

31%

35%

40%

47%

52%

56%

59%

2. Un bémol : la fiabilité relative des statistiques en Chine

Le développement chinois constitue une réalité indéniable mesurée par de nombreux indicateurs ou facteurs et constatée par l’ensemble des acteurs mondiaux.

Pour autant, un débat persiste sur la fiabilité des statistiques en Chine, les objectifs de croissance fixés a priori par les autorités politiques étant rarement démentis par les chiffres publiés a posteriori. Longtemps, les cadres locaux étaient évalués sur les résultats économiques de leur province et se voyaient fixer des objectifs chiffrés.

Cette polémique est particulièrement vive en 2015 au moment où, de l’avis général, l’économie chinoise croît moins vite. Le Bureau national des statistiques a révisé en septembre 2015 le chiffre de la croissance chinoise pour 2014 à 7,3 % et estimé qu’elle s’élevait à environ 7 % durant le premier semestre 2015. Plusieurs économistes estiment qu’elle serait plutôt proche d’une fourchette comprise entre 4 % et 5 %.

Lors de son déplacement en Chine, le groupe de travail de la commission a rencontré les conseillers français du commerce extérieur français qui ont pu présenter de nombreux secteurs d’activité. L’activité en Chine est en réalité contrastée : elle est déprimée dans certains secteurs traditionnels ou touchés par la politique de lutte contre la corruption ; elle reste dynamique dans plusieurs autres.

Selon nombre d’analystes, il est toujours difficile de mesurer précisément l’activité durant une période de transition, d’autant que le rééquilibrage vers le secteur des services demande de modifier le système de collecte statistique.

II. UN MODÈLE QUI N’EST PAS SOUTENABLE, POUR LA CHINE ELLE-MÊME

A. D’IMPORTANTES INÉGALITÉS SOCIALES ET TERRITORIALES

Si la richesse nationale de la Chine a crû de manière exceptionnelle en volume, la traduction dans les statistiques « par habitant » ne s’est pas encore réalisée. Ainsi, le PIB par habitant, qui reste très éloigné des standards des pays développés, a lentement progressé pour atteindre environ 7 572 dollars en 2014 contre presque 54 678 aux Etats-Unis ou presque 45 384 en France. Selon la Banque mondiale, le PIB par habitant de la Chine ne représentera encore que 16 % de celui des Etats-Unis en 2019.

Evolution du produit intérieur brut (en dollars par habitant)

D’après les chiffres de la Banque mondiale

Les statistiques sont difficiles à établir mais de nombreuses études, réalisées notamment par des universités chinoises, mettent en avant une grande inégalité dans la répartition des richesses. Un pour cent des ménages les plus riches en Chine contrôleraient plus d’un tiers des richesses du pays, tandis que 25 % des ménages les plus pauvres en détiendraient seulement 1 %. Le coefficient de Gini, statistique fréquemment utilisée pour mesurer l’inégalité des revenus dans un pays, varie selon les sources mais divers experts estimaient, il y a quelques années, qu’il avait atteint un niveau inquiétant. Un journal chinois, le Global Times, estimait en 2013 que la société chinoise était devenue la plus inégalitaire du monde. 200 millions de Chinois vivent encore avec moins de 2 dollars par jour, 60 millions avec moins d’un dollar par jour.

Les disparités de revenus et de développement sont également importantes entre les zones urbaines et les zones rurales et entre la région côtière et les provinces de l’intérieur du pays.

Le « hukou », qui a fortement contribué au succès du développement de la Chine, participe de ces inégalités. Système d’enregistrement et de contrôle de la population instauré à l’époque maoïste, il crée une division durable entre les personnes et entre les villes et les campagnes. Les travailleurs migrants ont assuré aux entreprises urbaines une main-d’oeuvre à bas coût, car ils disposent de moins de droits, en particulier en matière de logement ou de protection sociale.

B. DES CONSÉQUENCES ENVIRONNEMENTALES DRAMATIQUES

L’industrialisation de la Chine et son urbanisation rapide, à une époque encore peu propice aux questions écologiques et dans un contexte de fort retard de développement, ont entraîné une dégradation généralisée de l’environnement. Ces phénomènes s’ajoutent à une habitude ancienne de déforestation et à une utilisation intensive des terres arables, en trop petit nombre pour pouvoir espérer nourrir l’ensemble de la population chinoise.

La Chine, qui extrait environ la moitié de la production mondiale, est, par exemple, fortement dépendante du charbon comme source d’énergie. Les émissions de CO2, des différents gaz à effet de serre et des particules fines ont beaucoup progressé en Chine, en particulier en raison du formidable accroissement de la circulation automobile.

Le pays connait des niveaux particulièrement élevés de pollution, que ce soit dans l’airl’eau ou les sols. À Pékin, les habitants ont oublié que le ciel était naturellement bleu…, sauf quand un sommet international ou une commémoration particulièrement importante, comme celle de la fin de la Seconde guerre mondiale, entraine, à la demande des autorités, la fermeture des usines et des restrictions de circulation automobile. L’agriculture utilise massivement des pesticides et d’autres produits chimiques.

Les indices de qualité de l’air ou de l’eau font l’objet d’échanges entre les autorités, qui tentent de minimiser les alertes tout en affichant une certaine conscience des niveaux atteints, et des associations ou ONG qui se sont développées malgré les difficultés.

À la suite de plusieurs catastrophes dont les autorités n’ont pas pu contrôler – au moins dans un premier temps – la médiatisation (eaux polluées par des produits chimiques déversés dans des rivières, porcs morts par centaines dans la rivière Huangpu,…), l’opinion publique se mobilise aujourd’hui sur les questions environnementales.

Il en est de même en ce qui concerne la sécurité sanitaire après plusieurs scandales retentissants (contamination aux métaux lourds, mélamine dans du lait en poudre pour nourrissons, produits carnés frauduleux,…).

Il est certain, même si là aussi il est difficile d’obtenir des statistiques fiables, que les effets sur la santé de la dégradation de l’environnement sont et seront importants, en particulier en termes de morts prématurées ou d’augmentation prévisible du nombre de cancers.

C. UNE DÉMOGRAPHIE DEVENUE DÉFAVORABLE

La politique de contrôle des naissances mise en place il y a plus de trente ans produit des effets importants sur la démographie chinoise et a, d’ores et déjà, des conséquences sur la population active.

La part des enfants (moins de 15 ans) dans la population est ainsi passée de 34 % en 1950 à moins de 20 % aujourd’hui et celle des personnes âgées a beaucoup progressé. Les personnes âgées de 60 ans et plus représenteront près du tiers de la population en 2050. Pour les échelles démographiques habituelles, le vieillissement de la population s’annonce extrêmement rapide.

Répartition de la population par groupe d’âge

1950

2000

2050

Moins de 15 ans

34 %

20 %

15 %

15-59 ans

59 %

70 %

54 %

60 ans et plus

8 %

10 %

31 %

Source : audition de Mme Isabelle Attané, démographe

Alors que le nombre d’adultes par personne économiquement dépendante (enfants et personnes âgées) s’élevait à 1,4 en 1950, il atteint un chiffre exceptionnel dans le monde en 2010, à savoir 2,1. Mais ce chiffre, sur lequel s’est construit la réussite de la Chine car il représente la part de la main-d’oeuvre effective dans la population totale, commence déjà à diminuer et aura chuté en 2050 pour n’atteindre que 1,1.

Le « bonus démographie » remarquable qu’aura connu la Chine est nettement supérieur à ce qu’a connu le Japon dans les années 1960-1980 et il l’est aujourd’hui par rapport aux autres pays émergents comme le Brésil ou l’Inde : dans ces trois pays, le rapport de dépendance (nombre d’actifs âgés de 15 à 59 ans par personne économiquement dépendante) n’a jamais ou ne devrait pas dépasser 1,9.

La Chine détient aujourd’hui un avantage considérable qui va se réduire sensiblement dans les prochaines années : 70 % de la population est d’âge actif (15-59 ans), contre 65 % au Brésil, 62 % en Inde, 60 % en Europe de l’Ouest ou en Amérique du Nord et 54 % au Japon.

Enfin, le déficit de femmes constitue une autre fragilité pour la Chine, qui est l’un des rares pays au monde à compter une majorité d’hommes (104,9 hommes pour 100 femmes en 2010). Comme pour l’Inde, ce surcroît d’hommes résulte de deux facteurs : la pratique croissante d’avortements sélectifs et une surmortalité féminine anormale due à des négligences de traitement dans la petite enfance.

Au-delà des seuls aspects démographiques, il est certain que les évolutions de la population ont et auront des conséquences sociologiques importantes, en particulier en termes d’organisation familiale, voire de comportement social, dans une société encore patriarcale et empreinte de confucianisme.

Les autorités politiques, conscientes du risque que « le pays devienne vieux avant d’être riche », ont pris un certain nombre de décisions pour réformer la politique de contrôle des naissances ou pour promouvoir l’égalité des sexes. La profonde inertie des règles de la démographie ne permettent pas de penser que ces mesures auront des effets rapides sur la population chinoise, notamment sur la population active.

D. LE RISQUE DE « TRAPPE DES PAYS À REVENUS INTERMÉDIAIRES »

1. Une richesse nationale basée sur les investissements, trop peu sur la consommation

Reflet du modèle économique de la Chine, la richesse nationale est assise sur les investissements et sur l’épargne, non sur la consommation.

Certes, depuis 2008, le poids de la consommation des ménages dans le PIB s’est stabilisé, alors qu’il diminuait tendanciellement depuis le début des années 2000, mais il reste à un niveau particulièrement faible (36 % en 2013). Dans la plupart des pays développés, sauf situations spécifiques comme le Luxembourg, le taux de consommation se situe au-dessus de 50 % du PIB. Selon la Banque mondiale, seuls de rares pays dans le monde connaissent une part de la consommation des ménages dans le PIB plus faible que la Chine ; il s’agit principalement de pays aux revenus pétroliers importants (Algérie, Arabie saoudite ou Koweït).

Dans le même temps, le poids des investissements reste déterminant, en particulier à la suite du plan de relance massif décidé dans le cadre de la crise mondiale de 2008-2009.

En 2014

Part de la consommation des ménages dans le PIB

Part des investissements
dans le PIB

Part de l’épargne
dans le PIB

Chine

36 %

48 %

49 %

France

56 %

22 %

21 %

Allemagne

55 %

18 %

24 %

États-Unis

69 %

20 %

17 %

Source : chiffres de la Banque mondiale.

Il existe donc un risque à moyen terme pour la Chine de tomber dans la « trappe des pays à revenus intermédiaires », qui caractérise la situation d’économies qui, après une phase de croissance rapide, ne parviennent pas pour autant à rejoindre le groupe des économies avancées. Ces pays ne disposent ni des avantages comparatifs des pays à très bas salaires, ni de ceux des pays technologiquement avancés.

La forte propension à épargner des ménages chinois (33 % du revenu disponible pour les ménages urbains et 26 % pour les ménages ruraux en 2013) peut s’expliquer en grande partie par la relative faiblesse des dépenses sociales publiques en Chine.

2. Une protection sociale encore nettement insuffisante

Le système de protection sociale, qui comprend l’assurance vieillesse, l’assurance chômage, l’assurance santé, l’assurance contre les accidents du travail et l’assurance maternité, s’est rapidement développé en Chine depuis le milieu des années 2000.

Les dépenses sociales publiques, qui comprennent l’ensemble des ressources allouées par les pouvoirs publics aux secteurs des retraites, des aides sociales et de la santé ont atteint 9 % du PIB en Chine en 2012 selon l’OCDE, contre 6 % en 2007. Leur poids reste toutefois très en-deçà de leur poids moyen parmi les pays de l’OCDE (22 % du PIB en 2013).

Les taux de couverture de la population contre les risques santé et vieillesse ont progressé à un rythme rapide. Au total, en 2012, 99 % de la population chinoise bénéficiait d’une assurance santé de base (16 % en 2004) et 58 % d’une assurance vieillesse de base (17 % en 2004).

Toutefois, le système de protection sociale présente encore de nombreuses insuffisances. Il est fragmenté en plusieurs régimes disparates et sur le plan géographique. De ce fait, les droits sont difficilement transférables en pratique, malgré les dispositions juridiques existantes. En outre, les niveaux des cotisations et des prestations sont très variables

Le niveau de protection reste au final insuffisant. Les dépenses de santé pèsent encore fortement sur les budgets des ménages chinois : 10 % des dépenses de consommation pour la population rurale en 2012 et 6 % pour les ménages urbains. Ces taux sont plus élevés que ceux des principaux pays développés (à l’exception des États-Unis où le ratio est à près de 21 %), mais aussi que ceux d’autres pays émergents (3,6 % en Russie, 4,1 % en Inde). Cela s’explique notamment par le coût élevé des soins médicaux en Chine.

La situation des retraités ruraux, qui dépendent beaucoup des aides reçues par la famille, est particulièrement difficile. Selon la Banque mondiale, les pensions de retraite représentent moins de 10 % des revenus des ruraux de plus de 60 ans.

La situation des migrants reste également précaire. Faute de posséder un « hukou » urbain, les 166 millions d’ouvriers paysans migrants sont largement exclus des systèmes de protection sociale de leur lieu de résidence et très peu sont couverts par leur employeur contre le risque maladie ou le risque vieillesse.

Alors même qu’il reste insuffisant, le système de protection sociale doit être réformé pour assurer sa viabilité, en particulier en ce qui concerne l’âge de départ en retraite, aujourd’hui fixé en règle générale à 55 ans pour les femmes, voire 50 ans pour certaines catégories, et 60 ans pour les hommes. L’âge moyen de départ en retraite, 51,2 ans, est très précoce (dix ans de moins que la moyenne mondiale). Les autorités ont à plusieurs reprises indiqué qu’elles réfléchissaient à un allongement de l’âge légal de départ à la retraite en Chine.

Le système de protection sociale chinois, en cours de construction, est d’ores et déjà confronté au défi du vieillissement de la population. Tout en envisageant de repousser l’âge de départ à la retraite, les autorités ont décidé de mettre à contribution les entreprises d’État qui devront participer davantage à son financement.

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